mercredi 27 février 2013

INCIDENT A L'ASSEMBLEE NATIONALE LORS DES COMMEMORATIONS DES POGROMS DE SOUMGAIT : Où EST LA FRANCE DES DROITS DE L'HOMME?



Hollande et Aliev sur le perron de l'Elysée en septembre 2012
En entretenant la propagande négationniste et en multipliant les actes de provocation anti-arméniens avec notamment la promotion des criminels qui se sont rendus coupables d’actes de barbarie anti-arménienne (affaire Safarov), le régime d’Aliev encourage le type d’incident qui s’est produit hier dans l’enceinte même de l’Assemblée nationale où s’est déroulé la commémoration du 25e anniversaire des pogroms arméniens de Soumgaït, les 28-29 février 1988. Ce moment de recueillement et d’émotion a été le théâtre d’une nouvelle provocation azéri prouvant une nouvelle fois que les intentions de l’Azerbaïdjan ne sont pas à l’apaisement et à la résolution du conflit du Haut-Karabagh. Il y a un an, je me suis rendue au Haut-Karabagh pour connaître cette terre ancestrale arménienne où se joue depuis des années un conflit ethnique oublié auquel le nouveau gouvernement est totalement indifférent. La voix de notre pays doit s’élever pour défendre les valeurs de la Convention de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales. A l’approche du centenaire du génocide arménien, il ne faudrait pas que les arméniens du Haut-Karabagh soient encore l’objet de persécutions du fait de leur origine. Je demande à François Hollande de prendre les mesures diplomatiques qui s’imposent afin que sur le sol national français toute propagande négationniste cesse. Je demande à Claude Bartolone d’inscrire à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale ma proposition de Loi tendant à la transposition en droit interne de la Décision-cadre 2008/913/JAI du 28 novembre 2008 sur la lutte contre certaines formes et manifestations de racisme et de xénophobie au moyen du droit pénal, qui entend précisément créer une sanction pénale à l’encontre des personnes se rendant coupables de contestations du Génocide arménien. Le pétrole n’achète ni la mémoire, ni les Droits de l’Homme.