mercredi 11 septembre 2013

Edito de Valérie BOYER - Sept. 2013



Samedi matin, à la préfecture, nous avons assisté à la réunion sur la sécurité voulue par M. Valls... sans M. Valls, mais avec ses amis socialistes parmi lesquels M. Guérini, mis en examen pour association de malfaiteurs, et surtout Sylvie Andrieux, condamnée en première instance par le Tribunal correctionnel de Marseille à un an de prison ferme dans l'affaire des détournements des fonds publics du Conseil Régional à des fins clientélistes - une affaire d'ailleurs bien plus grave que ce qui en a été rapporté par la presse et qui illustre l'achat de la paix sociale dans sa forme la plus extrême en abîmant la relation de confiance entre les quartiers et la puissance publique - n'en déplaise aux indignés de la dernière heure M. Mennucci, salarié de Jean-Noël Guérini à la société d'économie mixte du département "13 développement", et Mme Carlotti porte-parole pour la campagne des municipales de Jean-Noël Guérini en 2008.
Mal préparée, cette réunion s'est muée en champ de bataille entre socialistes et n'a abouti à aucune mesure concrète.
Pendant ce temps, ce qu'entendent les délinquants, ce sont les discours emprunts d'angélisme et de laxisme de la Ministre de la Justice, qui prévoit dans sa réforme pénale d'obliger le juge d'application des peines à examiner la libération des détenus aux 2/3 de la peine, d'augmenter le nombre de conseillers d'insertion au lieu de dédier ce budget à la création de nouvelles places de prison et de supprimer les peines planchers.

Ce qu'entendent les délinquants, ce sont les discours dangereux en faveur de la dépénalisation du cannabis et de la création de salles de shoot. Lorsque l'on sait que la violence qui secoue notre ville est alimentée par les règlements de comptes entre dealers concurrents, de tels messages sont alarmants.

Ce n'est pas avec une Madame Taubira qui veut vider la sanction pénale de ses fonctions expiatoires et dissuasives, ce n'est pas avec une majorité sénatoriale, alliée aux communistes, qui vote pour l'amnistie des délits commis lors de mouvements sociaux, que les marseillais seront davantage en sécurité.

Ce n'est pas avec un Gouvernement qui s'est lancé dans une entreprise de destruction de la famille, notamment en abaissant le plafond du quotient familial et en assimilant les enfants à des niches fiscales, que l'on soutient les parents qui ont un rôle de premier plan à jouer.

Ce n'est pas avec une majorité sénatoriale socialo-communiste qui supprime la loi Ciotti sus­pen­dant le ver­se­ment des allo­ca­tions fami­liales en cas d'absentéisme scolaire, que l'on empêchera les enfants d'être happés par la rue.

Les chiffres révélés par le Figaro qui s'est procuré le nouveau tableau de bord du Ministère de l'Intérieur sont édifiants. Sur la période d'août 2012 à juillet 2013, les atteintes à l'intégrité physique ont augmenté de 2,9%, les atteintes aux biens de 3,5%, quand les infractions économiques et financières ont progressé de 5,9%. Le taux d'élucidation quant à lui est en baisse dans presque toutes les catégories. Le bilan du Ministre de la communication intérieure est accablant.

Loin de la crise de réunionite aiguë qui frappe la gauche gouvernementale et locale, le Maire de Marseille poursuit la mise en place d'actions concrètes ; recrutement de 100 policiers municipaux supplémentaires, déploiement du dispositif de vidéoprotection avec déjà 200 caméras en centre-ville et 1000 d'ici 2014, mais aussi mise en valeur des atouts de notre ville avec notamment les zones franches urbaines, Euroméditerranée présidée par Guy Teissier, un budget municipal de 6,7 Millions d'euros alloué à la politique de la Ville, un budget culture qui classe Marseille juste derrière Berlin.

Les résultats en termes d'attractivité se font d'ores et déjà sentir ; Marseille enregistre ainsi la plus forte progression de l’esprit entrepreneurial des principales métropoles françaises hors Paris (Source : enquête sur l'attractivité socio-économique - Observatoire de l'emploi et du développement économique, avril 2012) et ce sont pas moins de 2 millions de touristes qui ont choisi de venir découvrir la Capitale Européenne de la Culture.

Nous demandons au Gouvernement d'assumer à son tour sa part de responsabilité et de se départir de son credo du "deux poids, deux mesures" qui traduit un profond mépris à l'égard des marseillais. 

Pourquoi, lorsque Manuel Valls envoie un renfort de 200 agents de la police nationale  à Lille et promet la création d'une Zone de Sécurité Prioritaire à Colombes, Marseille ne reçoit-elle rien d'autre que la visite d'une délégation multiministérielle en août et une opération de marketing politique en septembre ?

Les marseillais sont en droit d'attendre plus, beaucoup plus de la puissance d'Etat; nous voulons des chiffres, nous voulons un calendrier, nous voulons du concret.