mercredi 23 octobre 2013

La Turquie n'est pas européenne : Valérie Boyer appelle François Hollande à s'opposer fermement à la reprise des négociations d'adhésion

L'Union européenne a décidé d'ouvrir, mardi 22 octobre, un nouveau chapitre dans les négociations d'adhésion avec la Turquie. Alors même que les troupes turques occupent depuis 1974 le nord de Chypre, que les répressions sanglantes de la contestation civile partie de la place Taksim à Istanbul au printemps dernier sont encore dans toutes les mémoires, et que le gouvernement turc prône et encourage le négationnisme du génocide des arméniens. Ce dernier point a un écho tout particulier pour la Députée que je suis. En effet, la Loi pour la pénalisation de la négation du génocide arménien que j'ai défendue, adoptée par le Parlement mais censurée par le Conseil constitutionnel, avait été l'occasion pour les tenants de l'obscurantisme et du négationnisme de faire preuve d'une violence inouïe jusqu'aux menaces de mort. Aujourd'hui, alors que j'accompagne Jean-Claude Gaudin en mission officielle en Arménie, mon inquiétude est immense. Comment envisager l'entrée dans l'Union européenne de ce pays qui en est en tous points éloigné, tant géographiquement que politiquement. Les technocrates de Bruxelles ne doivent pas prévaloir sur la majorité des français opposés à ce scenario qui créerait un pont entre l'Union européenne et cette partie du monde secouée par la violence et les tensions géopolitiques. C'est pourquoi j'appelle François Hollande à faire entendre fermement l'opposition de la France, pays des droits de l'homme, au Conseil européen qui aura lieu demain à Bruxelles.