vendredi 8 novembre 2013

Communiqué de Valérie Boyer suite à la venue de Jean-Marc Ayrault à Marseille : "Je m’étonne que le Premier Ministre ne soit pas plus au fait des règles administratives qui expliquent cette lenteur de procédure et qu’il ne félicite pas plutôt la Ville de Marseille qui applique scrupuleusement ces règles."

A Marseille, plus de la moitié des conventions obligatoires pour les 14 Projets de Rénovation Urbaine (PRU) ont été signées depuis moins de 2,5 ans permettant la mise en œuvre des quelques 500 opérations.

Le calendrier des signatures des 14 PRU est le résultat des difficultés et lenteurs des négociations entre les partenaires. Même lorsqu’un accord est finalement trouvé, un partenaire peut se démettre. C’est ce que fait la Communauté Urbaine de Marseille Provence Métropole (CU MPM) qui ne réalise pas en temps voulu le Boulevard Urbain Sud et ampute ainsi le PRU Hauts de Mazargues de sa colonne vertébrale.

A cela s’ajoutent des blocages imprévus :

  • ·         Découverte de traces d’amiante dans des immeubles aux Flamants et la Savine, qui retarde terriblement leur démolition.
  • ·      Multiples recours contre les permis de construire des quelques 2 900 logements locatifs sociaux neufs de remplacement.


Je regrette que le Premier Ministre n’ait pointé que ces retards regrettables plutôt que de reconnaitre la grande qualité de tous les PRU achevés comme le Plan d’Aou, les Créneaux et Malpassé.

Je rappelle que les deux collectivités locales qui assument les maîtrises d’ouvrage, à savoir la CU MPM et la Ville de Marseille, disposent de potentiels fiscaux particulièrement limités comparé aux autres grandes villes de France. En conséquence, leur marge de manœuvre sur le rythme global de leurs investissements est assez contrainte.

Je m’étonne que le Premier Ministre ne soit pas plus au fait des règles administratives qui expliquent cette lenteur de procédure et qu’il ne félicite pas plutôt la Ville de Marseille qui applique scrupuleusement ces règles.

En revanche, qu’en est-il des crédits politiques de la Ville ? Alors que la précarité touche 1/3 du territoire communal et près de la moitié de sa population, pas un mot n’a été dit sur le pendant de la Rénovation Urbaine à savoir la politique de la Ville. Je regrette par exemple que n’aient pas été annoncés concrètement les moyens débloqués pour Air Bel ni le calendrier prévu.

La Ville de Marseille, en ce qui la concerne, assume et assumera pleinement son rôle de porteur des projets et de maître d’ouvrage de certaines opérations, en dépit de ses moyens limités et parfois du manque de solidarité de certains partenaires.