jeudi 8 août 2013

Seins à louer : Valérie BOYER dénonce la marchandisation du corps



« Jeune maman de 29 ans loue seins pour allaitement de nourrissons » : voici ce qu’ont pu lire les internautes sur un site français de petites annonces de location. Enfreignant le principe de non commercialisation du corps humain, de ses éléments et de ses produits, cette annonce révèle une grave inflexion dans les valeurs éthiques.
 
D’aucuns pourraient arguer qu’il s’agit là d’un phénomène isolé, pourtant au Japon des jeunes femmes louent leurs cuisses comme espace publicitaire, d’autres aux Etats-Unis vendent leur virginité aux enchères ou louent leurs ventres.
 
Réduit à l’état d’objet, le corps humain pourrait donc se louer ou se vendre comme n’importe quel produit de supermarché ? Ce phénomène de marchandisation du corps existe parce que la réification du corps est  banalisée, non pas par un chemin naturel d’évolution sociétale, mais parce que des politiques veulent faire croire que ce chemin naturel existe. « Le droit, entravé par diverses réticences et conservatismes, a tendance à se transformer moins promptement que la société sur les questions qui la concernent » ; comment comprendre autrement cette assertion écrite par des sénateurs socialistes dans leur Proposition de loi n°786 modifiant l'article L. 2141-2 du code de la santé publique relatif à l'assistance médicale à la procréation ? La gauche veut faire croire que le progrès c’est d’autoriser la recherche sur l’embryon humain, d’ouvrir la procréation médicalement assistée à des couples non médicalement stériles quand il s’agit bien au contraire d’une régression qui nous renvoie aux temps où le corps était un objet comme les autres ressuscitant le spectre de l’esclavage et des maisons closes. Banaliser la valeur du corps humain, c’est déconstruire le rempart de la dignité de la personne humaine et ouvrir la voie à des dérives inacceptables.

Prélèvements forcés d'organes en Chine : le silence de la France


J’ai tenu à être présente aux côtés de David Matas avocat international des droits de l’homme et nommé au prix Nobel de la paix et Harold King responsable de Dafoh (doctors against forced organ harvesting) en France lors de la conférence de presse organisée à l’Assemblée Nationale le 17 juillet dernier à l’occasion de la sortie du livre Organes de l’État, Abus de transplantation d’organes en Chine co-écrit par David Matas et le Dr. Torsten Trey. 
 
Alors que de nombreux pays s’engagent contre la pratique des prélèvements forcés d’organes par la Chine sur ses prisonniers et en particulier sur les membres du Falun Gong, la France, pays des Droits de l'Homme, reste désespérément silencieuse. L’Espagne et les Etats-Unis ont d’ores et déjà adopté des résolutions appelant la Chine à cesser cette pratique odieuse qui constitue un véritable crime contre l’humanité ; qu’attendons nous ? Des preuves existent de l’organisation d’assassinats dans le but de prélever des organes. Dès 2010, j’ai déposé une Proposition de Loi visant à renforcer le système de surveillance et de traçabilité des transplantations et l’ai redéposée en novembre dernier.
 
Regarder la vidéo : « Tués pour leur organes, le marché de la transplantation, un secret d'état chinois » http://www.youtube.com/watch?v=2yMybVGdAxs
 
 
 
 

mercredi 7 août 2013

Intervention dans le cadre de la discussion sur la Métropole - 17/07/13

VIDEO ICI
 
Monsieur le président, mesdames les ministres, monsieur le rapporteur, madame la rapporteure pour avis de la commission des finances, chers collègues, vous le savez, je fais partie des élus marseillais favorables à la métropole, et ce, dès l’origine.
Marseille, qui supporte à elle seule toutes les charges de centralité, avait, avec les autres communes, besoin de la métropole. Beaucoup d’espoirs ont donc été placés dans ce texte, qui améliore certaines choses, notamment la représentativité de notre ville – le fameux article 30 B voté au Sénat, qui permet de rendre aux communes les plus peuplées, et en particulier à Marseille, un nombre de sièges conformes à son poids démographique – ou encore le financement des marins-pompiers ; mais le projet de loi ne peut se résumer à ces deux aspects.
Hervé Gaymard disait que le Sénat avait beaucoup modifié le texte initial, sous l’impulsion de notre maire. Sans doute l’organisation – ou l’inorganisation métropolitaine – ne peut-elle rester en l’état, mais la position de la quasi-totalité des maires, démocratiquement élus, ne doit-elle pas être écoutée, puis entendue, pour améliorer le texte, comme nous l’espérons encore, et éviter un débat figé, un vote conforme ?
La métropole envisagée ressemblera furieusement au département des Bouches-du-Rhône, sans que le sort de ce dernier soit précisé – nous n’avons pas la même chance qu’à Lyon. A-t-il vocation à concentrer son action, et avec quels moyens, sur Arles, la Camargue et les Alpilles, qui ne sont pas dans la métropole ?
Aujourd’hui, je m’interroge sur la cohérence du texte, et je suis inquiète. En effet, après des années de lois de décentralisation boursouflées et essoufflées, j’espérais que l’outil métropolitain pourrait constituer une réponse pour Marseille et les Bouches-du-Rhône. Or, je suis particulièrement dubitative, puisque, en effet, tout est conservé : le millefeuille est intact, auquel viendra s’ajouter la métropole ! Les tuilages vont perdurer, en particulier dans le domaine économique, où il appartient aux collectivités de donner l’impulsion.
Je m’interroge aussi sur la cohérence du projet. Prenons l’exemple des conseillers qui vont siéger à la métropole : comment votre majorité a-t-elle pu nous imposer – et se l’imposer à elle-même, d’ailleurs, dans la douleur – le non-cumul des mandats et présenter aujourd’hui un texte qui favorise le cumul ? En effet, sauf erreur de ma part mais j’espère que vous me contredirez, j’ai compris qu’il n’y aurait plus aucune souplesse et que seuls les premiers élus de la liste d’arrondissement se trouveraient, en cas de succès, en position d’être conseillers métropolitains. Vous fabriquerez ainsi des cumulards d’office, et ces cumulards de mandats locaux sont un exemple supplémentaire de ce système qui devient de plus en plus complexe et de plus en plus rigide.
Je ne voudrais pas qu’à l’occasion de ce texte la population, et celle de Marseille en particulier, découvre la métropole par le biais d’une ligne supplémentaire figurant sur sa feuille d’imposition. La création de la métropole doit se faire à coût constant pour nos concitoyens, grâce aux économies d’échelle. Alléger la fiscalité des particuliers et des entreprises, tel doit être l’objectif qui nous guide dans la création de cette métropole ; or cela ne semble malheureusement pas être le cas.
J’avais espéré que ce texte rapproche les habitants de leurs élus ; c’est malheureusement l’inverse qui est en train de se profiler. J’ai peur que ce texte engendre frustration chez les élus et une méfiance accrue envers ces derniers chez nos administrés.
Quant aux compétences, j’ai bien peur que nous votions pour un dispositif qui n’est qu’une coquille vide. Nous avons certes besoin d’outils pour soutenir notre dynamisme, mais je n’en vois pas dans l’organisation qui nous est proposée. En fait, j’ai l’impression que vous ne nous laissez le choix aujourd’hui qu’entre plusieurs inconvénients, alors que nous espérions tant pour notre pays et pour Marseille.
Je crains que ce projet ne se fasse sans la population. Plusieurs ministres ont dit que Marseille était une priorité nationale, mais où est l’aide promise ? Elle ne peut se réduire aux quelques milliers d’euros alloués aux marins-pompiers, pour régler un problème pendant depuis plusieurs années, même si nous nous en réjouissons. Elle ne peut se réduire à l’aumône qui nous est proposée au cas où nous accepterions ce texte métropolitain pour Marseille.
Ce projet n’est malheureusement pas à la hauteur des enjeux auxquels est confrontée Marseille en matière de sécurité, de transports ou de développement économique.
J’espère cependant beaucoup du débat parlementaire, pour ma ville et pour l’aire métropolitaine, et j’aimerais, madame la ministre, que vous arriviez à me convaincre et que vous me rendiez l’enthousiasme que j’avais pour la métropole au début de l’examen de ce texte, dont j’espère qu’il ne sera pas un texte de plus qui décevra nos concitoyens et frustrera les élus.

mardi 6 août 2013

Malfaiteurs relâchés : conséquence de la politique du gouvernement

Par sa litanie du ‘non au tout carcéral’, par son refus de créer les 20.000 places de prison supplémentaires votées par l’UMP en février 2012, Christiane Taubira a elle-même soufflé à l’oreille du parquet de Chartres la décision de relâcher les trois malfaiteurs arrêtés à Dreux.  
 
Et la Garde des Sceaux de demander des comptes au parquet général ; mais comment ignorer sa propre responsabilité dans la débâcle de la politique judiciaire et pénale du gouvernement ? Comment croire un seul instant que les effets de manche de Manuel Valls qui se fige dans une posture de fermeté digne de l’actor’s studio suffisent à rattraper les faits que nous déplorons depuis l’arrivée du Parti Socialiste à la barre du bateau France ? Le Ministre de l’Intérieur n’a-t-il déjà pas assez à faire avec  les violences urbaines de Trappes ? Les vols sur les cadavres de Brétigny-sur-Orge ? Les pompiers blessés ce week-end à Toulouse alors qu’ils venaient au secours d’une vieille dame ? Mesdames et Messieurs les Ministres de la bien-pensance et de l’angélisme à tous crins, le bateau France prend l’eau.