lundi 30 décembre 2013

Question écrite sur l'allongement de la durée de validité de la CNI

Mme Valérie Boyer attire l'attention de M. le ministre de l'intérieur sur l'allongement de la durée de validité de la Carte Nationale d'Identité de 10 ans à 15 ans, décidé par le Gouvernement, dans un souci de simplification administrative, par la voie du décret n° 2013-1188 du 18 décembre 2013 publié au Journal Officiel du 20 décembre 2013. 
Afin de justifier cette décision, des arguments d'économie budgétaire dans le cadre des mesures prises pour la Modernisation de l'État pont été avancés. Toutefois, à l'heure où la fraude à l'identité cohabite avec des réseaux de criminalité organisée, il ne semble pas bien raisonnable, sous couvert de mesures d'économie, de brader la sécurité intérieure de notre pays et le contrôle des identités qui en est un des piliers. Cette décision est de plus isolée puisque dans tous les autres Etats membres de l'Union Européenne, la durée de validité des titres n'excède jamais dix ans.
Par ailleurs, l'allongement de la durée de validité de la CNI ajoute une insécurité juridique pour les travailleurs et voyageurs français. En effet, il faudra pouvoir justifier à l'étranger de la validité d'un titre réputé périmé qui est devenu valable par une décision réglementaire du gouvernement.
Enfin, suite à l'adoption de la loi sur la protection de l'identité promulguée le 28 mars 2012, et suite à l'avis du Conseil Constitutionnel, le ministre de l'intérieur avait missionné en janvier 2013 un inspecteur général de l'administration, en lui demandant de rendre son rapport dans les 3 mois. La mission avait pour objectif d'identifier les besoins en matière de lutte contre la fraude et de la protection de l'identité, et de proposer des solutions permettant d'y répondre. Sur la base des conclusions de la mission, le ministre de l'intérieur devait prendre des décisions sur l'avenir de la CNI mais nous ne savons rien de ces conclusions ni des préconisations qui ont été formulées.
Il est surprenant de constater que malgré l'adoption de la loi sur la protection de l'identité misant sur un dispositif électronique et sécurisé d'une durée de validité de dix ans, le gouvernement ait pris un décret dans la plus grande discrétion en faveur d'un système faillible de carte nationale d'identité valide 15 ans.
Mme Valérie Boyer demande donc à M. le Ministre de l'Intérieur comment sera assurée la compatibilité d'un tel dispositif avec les objectifs d'une sécurité intérieure renforcée.

mercredi 25 décembre 2013

Question écrite sur le mouvement Femen

Mme Valérie Boyer alerte M. le ministre de l'intérieur sur le mouvement Femen, apparu soudainement en 2008 et qui depuis ne cesse de faire parler de lui, notamment en raison d'une opacité de ses origines, ses motivations profondes et son financement.
En cette période des fêtes de Noël, les manifestations anti-chrétiennes sont de plus en plus virulentes en Europe et notamment en France. Ainsi, au lendemain d'une action exhibitionniste sur la place Saint-Pierre au Vatican, une militante s'est adonnée à un spectacle simulant un avortement à base de foie de veau sur l'autel de l'église de la Madeleine à Paris, provoquant le dépôt d'une plainte du curé de cette église.
Ces profanations obscènes de lieux sacrés démontrent l'irrespect de ces femmes pour les croyances intimes des personnes, leur déni de la liberté de conscience et leur goût de la provocation qui ne semble étonnamment pas attiser les foudres de la justice française. Les agressions répétées de Femen à l'encontre des chrétiens et des religions monothéistes en général dont elles n'apprécient pas la simple existence constituent de véritables compétitions de démonstrations plus choquantes les unes que les autres.
Il est curieux de constater le peu de renseignements juridiques figurant sur le site Internet du mouvement, laissant à penser à une devanture téléguidée par des volontés politiques sous-jacentes et non déclarées. D'ailleurs, nous savons très peu de choses des femmes faisant partie du mouvement et qui semblent recrutées sur critères physiques exclusivement, comme nous savons très peu de la provenance et de la nature des subventions qui le font vivre. Il est affirmé que le financement de Femen est assuré par les activistes, par la vente de produits à l'effigie de Femen ainsi que par de généreux donateurs. Pourtant, une journaliste infiltrée a déclaré avoir découvert que les militantes ukrainiennes seraient rémunérées 1 000 dollars par mois, n'étant pas de fait de simples activistes bénévoles. La question à l'heure actuelle est donc de savoir qui finance le mouvement, à l'heure où son budget s'alourdit également des frais d'avocats et de justice. La presse s'est également fait l'écho de subventions et aides en nature, comme le prêt de locaux, accordées par des collectivités locales telles que la Mairie de Paris. Si ces informations s'avéraient exactes, il serait normal d'en faire état et de les justifier.
Madame Valérie Boyer demande donc à Monsieur le Ministre de l'Intérieur de bien vouloir indiquer aux Français les modes de financement de l'association Femen, la nature des revenus de leurs membres notamment les éventuelles prestations sociales qui leur sont octroyées, et s'il considère que les troubles à l'ordre public engendrés par ce mouvement sont acceptables au nom d'une liberté d'expression qui ne respecterait plus les croyances intimes de chacun.

mercredi 18 décembre 2013

Triste date pour les victimes du génocide arménien : Presque 100 ans après les faits, la CEDH vient de consacrer le négationnisme au nom de la liberté d’expression

La Cour européenne des droits de l’Homme vient de rendre son arrêt dans l’affaire opposant depuis 2005, Monsieur Dogu PERINCEK, Président du parti des travailleurs turcs, ayant qualifié le génocide arménien de « mensonge arménien », à la Suisse, qui l’avait condamné en 2007 pour discrimination raciale.
La CEDH, saisie par Monsieur Dogu PERINCEK suite à sa condamnation, vient de donner raison à l’auteur des propos et a condamné la Suisse pour violation du principe de la liberté d’expression.
Je suis stupéfaite de voir qu’au nom de la liberté d’expression que protège à juste titre la CEDH, puisse être tolérée voire consacrée la négation d’un génocide dont la spécificité est d’être, à la fois, l’objet d’un déni de justice historique et d’un déni politique actuel.
Je souhaite alerter l’opinion publique quant aux dérives d’interprétation et d’instrumentalisation, l’arrêt de la CEDH intervenant au demeurant dans un contexte très précis.
En effet, la Cour a estimé que les autorités suisses n’ont pas démontré que la condamnation du requérant répondait à un « besoin social impérieux » ni qu’elle était « nécessaire pour la protection de l’honneur et les sentiments des descendants des victimes des atrocités qui remontent aux années 1915 ». 
Sans doute, cet arrêt s’interrogeait, avant tout, sur les rapports limités de la société suisse au problème de la négation du génocide arménien, mais sa portée et sa symbolique risquent fort d’être instrumentalisées prochainement à l’échelle européenne et notamment en France.
D’autant plus que le juge de Strasbourg semble loin de la réalité et du vécu quotidien des centaines de milliers d’européens d’origine arménienne. Ainsi, la Cour estime que les propos du requérant « n’étaient pas susceptibles d’inciter à la haine ou à la violence » (p.48).
Cette formule est proprement choquante. Elle reprend l’un des arguments des opposants à  la proposition de loi réprimant la négation du génocide arménien, presque deux ans jour pour jour après son vote au Parlement, qui ont saisi le Conseil constitutionnel en arguant :

« A ceux qui pourraient s’offusquer des conséquences de ce constat, qui pourraient s’étonner de ce qu’il faille attendre la survenue éventuelle de troubles graves pour y remédier, au risque, ce faisant, de les encourager, on répondra que c’est effectivement le prix normal de la liberté : celle-ci ne saurait être limitée pour faire face à des dangers qui ne seraient que virtuels ».

Mais qu’attendons-nous au juste ? Que soient multipliées les provocations ? Que continuent les exactions et les profanations ? Que l’on compte les morts ? Quand aurons-nous atteint la limite de l’horreur qui pourra permettre de qualifier la négation du génocide d’incitation à la haine et à la violence ?
Comment expliquer que sous couvert de liberté d’expression et de recherche de la vérité historique, les négationnistes aient réagi à ma proposition de loi en piratant mes accès internet, en tentant des actes terroristes contre mes collaborateurs, en m’adressant des menaces de mort ayant conduit à mon placement sous protection policière ?
La décision est d’autant plus inquiétante que la Cour « partage l’avis du gouvernement turc selon lequel la négation de l’holocauste est aujourd’hui le moteur principal de l’antisémitisme (…) On ne saurait affirmer que le rejet de la qualification juridique de ‘‘génocide’’ pour les événements tragiques intervenus en 1915 et dans les années suivantes puissent avoir les mêmes répercussions » (p.48). Tous les génocides ne seraient donc pas égaux selon la CEDH. En introduisant cette notion de « besoin social impérieux », en tombant dans le piège du comparatisme dénigrant entre le génocide arménien et la Shoah, entre le déni de justice de l’un et  l’autorité du jugement de l’autre, c’est une invitation à la haine, à la violence et au libre déferlement du déni qui s’ouvre.  Cette affirmation est très grave et relève de la concurrence des mémoires, comparatisme qui est profondément malsain et intolérable.
Je tiens à faire savoir que je ne suis pas dupe de la volonté politique délibérée sous-jacente de consacrer le négationnisme. Je tiens à exprimer également ma profonde affliction face au constat bien triste pour l’Europe qu’une manœuvre politique aussi grossière permette de consacrer le négationnisme et de porter préjudice à cette cause universelle qu’est la reconnaissance du génocide arménien.
Les autorités helvétiques ont maintenant trois mois pour interjeter appel ; j’espère vivement qu’elles agiront rapidement.
En France, à l’heure où François Hollande annonce avoir rencontré hier les responsables du Conseil de coordination des associations arméniennes de France (CCAF), le communiqué de presse de l’Elysée ne dit pas un mot sur la loi de pénalisation que les Français attendent depuis son élection et qu’il a promis le 24 avril 2012 au pied de la statue de Komitas.   
Bien au contraire, François Hollande se rendra en Turquie dans un mois.
Au 1er décembre 2014, si la France n’a toujours pas transposé la décision-cadre du Conseil de l’Union de 2008 portant sur son obligation de légiférer, notamment sur le négationnisme, elle risquera une amende de cinquante millions d’euros.

L’arrêt de la CEDH :
Le communiqué de l’Elysée du 17 décembre :

lundi 16 décembre 2013

13èmes Rencontres de la Fédération de l’Hospitalisation Privée au Palais du Pharo les 3 et 4 décembre derniers

Les 3 et 4 décembre derniers au Palais du Pharo à Marseille, se déroulaient les 13èmes Rencontres de la Fédération de l’Hospitalisation privée en présence de près de 500 participants. A cette occasion, j’ai été invitée à participer au débat sur l’avenir de l’hospitalisation privée et des systèmes de santé en France, en présence de Directeurs de cliniques et d’hôpitaux privés, médecins, professionnels de santé et élus.




 Lors de ce débat, nous avons pu aborder des thématiques telles que la Stratégie nationale de santé, le pacte de confiance, la réforme de la tarification, le PLFSS, l’avenant n°8, les Assurances maladies complémentaires, ... autant de sujets qui me tiennent à cœur. 



L’hospitalisation privée a non seulement toute sa place dans notre organisation de soins, mais je dirais même plus, elle en est un pilier fondateur et un atout qualité indéniable.

Je rappelle qu’en France, 154 000 salariés et 42 000 médecins exercent dans 1 100 cliniques et hôpitaux privés. Ces établissements de santé privés prennent en charge chaque année 8,5 millions de patients, réalisant plus de la moitié des interventions chirurgicales sur le territoire et près de 66% des actes de chirurgie ambulatoire.

Les atteintes au secteur privé sont nombreuses et la vigilance est de mise. Les dispositions introduites par le PLFSS, que nous aurons l’occasion de détailler cet après-midi lors de notre table-ronde sur l’hospitalisation privée en France, induisent une baisse des moyens qui impactera négativement des établissements privés, pour certains déjà en difficulté financière. J’entends l’inquiétude justifiée des professionnels de santé face à des réponses inadaptées de la part des pouvoirs publics.

L’hospitalisation privée est un maillon essentiel et dynamique du système de soins français. Il est donc primordial d’assurer sa prospérité en France, mais aussi au sein de la Communauté européenne. Pour cela, soyez assurés que je saurai, en tant que députée, défendre l’équité qui doit prévaloir entre les établissements de santé publics et privés et alerter le gouvernement sur les enjeux d’un  maillon essentiel du système français de santé.

Vidéo de l'allocution d'ouverture : http://www.youtube.com/watch?v=3iXa9363w6g

Conférence contre le trafic d'organes et le tourisme de transplantation

Mercredi 27 novembre, j’ai présidé à l’Assemblée nationale une conférence sur le trafic d’organes et le tourisme de transplantation, animée par le Docteur Harold King. Cette conférence de très haut niveau, réunissant experts médicaux et de santé publique, s’inscrit dans le contexte de la pétition DAFOH (Doctors Against Forced Organs Harvesting – Médecins contre le prélèvement forcé d’organes) pour le Haut-Commissaire aux Droits Humains des Nations Unies, demandant l’arrêt immédiat des prélèvements forcés d’organes sur les pratiquants de Falun Gong en Chine, qui a été signée en Europe par 1 464 543 personnes et 336 487 personnes dans 53 pays.


Le grand tenant actuellement du trafic d’organes, ce sont les transplantations à partir de donneur vivant, essentiellement de reins et de foie. Plusieurs pays se sont engagés sur la pente glissante des dons d’organes de personnes vivantes.
Le trafic d’organes est un sujet aujourd’hui hélas peu médiatisé. D’une part, le grand public ne réalise pas concrètement ce que cela implique et d’autre part, l’évolution actuelle des mentalités nous mène sur la voie d’une totale marchandisation du corps dans tous les domaines. Le projet de loi sur la famille va être l’occasion de franchir de nouvelles limites en créant peut-être la possibilité de louer des organes pour la reproduction, afin de permettre à un couple homosexuel d’avoir des enfants.
Que l’on soit d’accord ou non n’est pas le sujet. Ce qui est inquiétant, c’est qu’en faisant bénéficier les couples homosexuels des techniques de procréation médicalement assistées, on va devoir briser deux principes fondamentaux de la sécurité sociale : la gratuité et le fait que la Procréation Médicalement Assistée soit réservée aux personnes médicalement stériles, donc par définition pas aux homosexuels.
Aujourd’hui les principes de la sécurité sociale concernant la PMA sont conservés : les 4 premières FIV sont remboursées et réservées aux personnes qui sont médicalement stériles. Demain, de la même manière que les hôpitaux français achètent du sang à l’étranger, l’achat de gamètes sera autorisé et nous serons donc bien, si nous n’y sommes pas déjà, face à un problème global de vente d’organes.


La marchandisation des corps est un véritable retour en arrière et ne suscite malheureusement que trop peu de réaction et trop peu d’intérêt de la part du grand public. Il faut à mon sens préserver les principes comme la gratuité, l’anonymat et le souci du malade avant tout.
Sous couvert de médiatisation et d’électoralisme, les principes de protection et d’inaliénabilité du corps humain sont complétement remis en cause et sont révélateurs d’une grave inflexion dans les valeurs éthiques à l’heure actuelle. C’est ce qui m’avait conduite à présenter une proposition de loi dans le texte sur la bioéthique. Le Gouvernement voudrait faire croire que l’évolution naturelle de la société implique nécessairement une banalisation de la valeur du corps humain, ouvrant la voie à des dérives inacceptables. La marchandisation du corps est un problème général et je souhaite que la France, avec le CCNE, prenne les bonnes décisions sur ce sujet fondamental. 
Suite à cette conférence, une résolution sur le prélèvement d'organes en Chine a été adoptée jeudi 12 décembre par le Parlement européen à Strasbourg pour mettre fin immédiatement à la pratique de prélèvements d'organes sur des prisonniers de conscience :
http://www.europarl.europa.eu/sides/getDoc.do?type=MOTION&reference=P7-RC-2013-0562&format=XML&language=FR

vendredi 13 décembre 2013

Rassemblement citoyen contre le camp de Roms de Saint-Jean-du-Désert

video


Ce matin, avec Roland Blum, nous nous sommes rendus accompagnés de Isabelle SavonDidier Zanini et Maurice Rey à la rencontre des riverains de Saint-Jean du Désert qui sont excédés par l'ampleur du camp de Roms qui jouxte leurs habitations. Il y a seulement deux jours, les habitants ont encore été victimes de cambriolages et de visites dans la nuit durant leur sommeil... Les troubles à l'ordre public, vols et agressions se multiplient alors que l'insalubrité de la zone est de plus en plus préoccupante. Il faut maintenant que l'Etat prenne ses responsabilités et fasse évacuer le camp pour faire respecter la loi d'une part et pour enfin répondre à la détresse des citoyens d'autre part.




Rassemblement des riverains et des élus à l'écoute



Vue sur les immondices bordant le camp



La presse au rendez-vous, je l'espère, pour porter la voix des citoyens

jeudi 12 décembre 2013

Lancement de campagne de Jean-Claude Gaudin dans le 11/12

Notre objectif est de barrer la route au clan socialiste afin de ne pas infliger une double-peine aux Marseillais, qui subissent déjà les fausses promesses du Gouvernement au niveau national.

Les socialistes sont déjà à Paris, voulez-vous leur donner Marseille ?

N’oubliez pas qu’à Marseille, Menucci est le candidat du gouvernement, et dans notre secteur personne n’a vraisemblablement encore trouvé le courage d’annoncer officiellement sa candidature. Il est où l'avion ? Il est où le candidat socialiste dans le 11/12 ? Ne soyons pas présomptueux mais rappelons que certains barons ont déjà perdu plusieurs fois que ce soit face à Roland ou face à moi.


La cuisine électorale de Mennucci, c'est la Sauce hollandaise et c’est indigeste à Marseille.
Le programme de Menucci est très simple : c’est dire non à tout, et de préférence à tous les développements favorables à l’essor de notre ville. Finalement, on a l’impression qu’il mène une campagne contre Marseille et contre les Marseillais ! Menucci, c’est le candidat de l’opposition qui s’oppose à tout et même à ses camarades socialistes. C’est dramatique pour la majorité présidentielle de ne pas parvenir à faire ses listes ... Vous savez bien que la plus grande division règne dans les rangs du PS marseillais et que Monsieur Menucci n’arrive même pas à rassembler son propre camp.  Il faut dire que sa grossièreté et son éloignement de tout ce qui fonde le cœur et l’identité de Marseille ne donnent pas vraiment envie de le suivre…

Un espoir reste intact pour Marseille et il est de votre devoir à vous tous réunis ici ce soir de le faire vivre. Cet espoir c’est la réélection de Jean-Claude Gaudin, qui a eu l’intelligence de s’entourer d’équipes jeunes, renouvelées et compétentes parce que nous avons de l’ambition pour Marseille. Jean-Claude Gaudin a construit Marseille, il a transmis sa passion et son engagement à ses équipes afin de ne pas abandonner Marseille aux socialistes.


La sécurité est notre priorité. C’est un sujet qui fait consensus entre toutes les têtes de liste. Rappelez-vous ce que nous avons fait pour rendre Marseille plus sure : alors que la présence de policiers nationaux reste insuffisante dans notre ville, la Mairie a renforcé les effectifs de policiers municipaux qui ont doublé en trois ans, en les équipant d’armes de dissuasion.
Félicitations au Capitaine Charvet et à ses équipes qui viennent d’appréhender aujourd’hui trois délinquants qui avaient agressé des collégiens avec violence et seront déférés au parquet demain.

Quand il y a une volonté, un capitaine, il y a un chemin. Voter pour Jean-Claude Gaudin c’est continuer le changement positif qui a été mené dans notre ville, la plus belle dans nos cœurs, notre Marseille qui rayonne et attire, parée de ses plus beaux atours. Comme disait le poète français Robert Mallet « Les bonnes idées n’ont pas d’âge, elles ont seulement de l’avenir » et je crois que Jean-Claude Gaudin nous le prouve chaque jour.

Nous sommes fiers de faire partie de Marseille en avant !
Pour la compétence et l’action au service des Marseillais !
Au-delà des discours, nous avons nos incontestables réussites et les dossiers locaux que je porte au niveau national par mon mandat de Députée. Hier encore, j’étais à l’Assemblée nationale pour défendre les sujets qui me tiennent à cœur. J’ai défendu les professionnels de santé et la santé publique en m’opposant à la vente des produits de santé comme les tests de grossesse et les produits pour lentille dans les supermarchés. Lundi, j’ai obtenu gain de cause après des années de travail parlementaire pour sauver le savon de Marseille. L’indication géographique protégée va enfin être accordée à nos savons Made in Marseille et va permettre de sauvegarder un savoir-faire ancestral et un important bassin d’emploi pour notre région. Merci à Jean-Claude Gaudin qui a fait un communiqué de presse pour saluer mon action. Nos victoires, ce sont aussi la signature par le Préfet de Département du PPRT Arkema, la possibilité pour les jeunes mères que leurs enfants bénéficient du lait maternel dans les crèches municipales.
Made in Marseille devient Made in France, mais nous gardons aussi toujours le contact avec le local : L2, cantines scolaires, canal de St Julien.


Vous devez ce soir être absolument rassurés et ne vous faire aucun souci quant aux listes qui seront présentées pour le secteur. Il n’y aura pas de retour possible des fantômes du passé. Avec nous, c’est une nouvelle ère qui commence loin des sans parti fixe de la politique, les girouettes. Monsieur le Maire, vous êtes l’homme du rassemblement. Soyez rassuré, dans les 11e et 12e arrondissements, les multirécidivistes n’ont plus leur place et vous pouvez compter sur nous pour les tenir à l’écart. Comme vous le dites souvent, on ne gagne pas contre son propre camp !

Face aux opportunistes qui suivent le vent, nous sommes la solution, nous qui avons suivi depuis le début la même ligne politique sans jamais s’en écarter, unis et fidèles. L’alternance n’est pas l’alternative. Le tandem que nous formons depuis maintenant très longtemps avec Roland Blum ne doit rien au hasard ou à la commodité. Notre équipe fonctionne bien et n’est pas le fruit d’une entente de circonstance. Nous sommes toujours ensemble aujourd’hui, fédérés autour de notre profond amour pour Marseille, notre magnifique secteur et pour les Marseillais, qui sont l’âme de notre Ville.

Derrière Jean-Claude Gaudin, nous formons une famille politique rassemblée, solide et renouvelée. Nous sommes jugés sur nos actes, sur notre engagement et notre sérieux. Je crois que nous avons donné la preuve, à travers le bilan de Jean-Claude Gaudin, de notre dévouement pour Marseille et les Marseillais. Une ville métamorphosée. Marseille transformée, Marseille rayonnante et attractive, qui multiplie les avancées économiques, culturelles et urbaines. La capitale de la Provence est portée par une équipe en ordre de marche, qui a fait de l’union et de la fidélité ses principes premiers où loyauté rime avec efficacité.


Balzac avait pressenti que peut-être la certitude est-elle le secret des longues fidélités. La fidélité c’est ce qui donne du sens à l’action La fidélité, vous savez, ça ne se déclare pas, ça se prouve par des actes et ça se prouve en gagnant ! Aujourd’hui, c’est soudés avec Roland Blum et Jean-Claude Gaudin que nous allons gagner !

mardi 10 décembre 2013

Enfin une première victoire pour le savon de Marseille !

Enfin une première victoire pour le savon de Marseille !
Tard dans la nuit a été voté l'article 23 du Projet de Loi sur la consommation qui prévoit l’extension des indications géographiques protégées aux produits manufacturés. La création des IGP permettra de sauver plusieurs produits dont le savon de Marseille, qui incarne à la fois le symbole et un modèle des produits industriels et artisanaux à protéger. Le cahier des charges pour la définition d’une indication géographique devra préciser « le savoir-faire traditionnel » et l’INPI s’assurer que le « périmètre de la zone ou du lieu » permette de garantir que le produit concerné présente effectivement une qualité, une réputation qui peuvent être attribuées au lieu déterminé associés à l’indication géographique.
C’est donc à la fois le savoir-faire ancestral des maîtres savonniers et le lieu de fabrication, c’est-à-dire la région marseillaise, qui seront pris en compte pour l’attribution de l’IGP. Il s’agit d’une avancée majeure dont je me réjouis à titre personnel, moi qui ai  été la première à porter le débat sur la place publique.
La ténacité et la persévérance ont été récompensées. En effet, cela fait désormais plus de trois ans que je m’investis sur le plan législatif pour le savon de Marseille à travers des questions écrites, une proposition de loi visant à créer un dispositif d’enregistrement des indications géographiques pour les produits industriels, des rencontres avec le Ministre Frédéric Lefebvre et avec les savonniers de Marseille, Bernard Demeure (Compagnie des Détergents et du Savon de Marseille), Gilbert Latour (Savonnerie du Midi) et Julie Bousquet-Fabre (Union des professionnels du savon de Marseille).
Il aura fallu attendre le véhicule législatif du Projet de Loi sur la consommation pour enfin acter un progrès concret vers une protection efficace du savon de Marseille, quand d’autres se contentent de jouer la carte de la communication en posant à côté d’un cube de savon. C’est trop facile, à quelques mois des élections municipales, de récupérer un sujet pour lequel des personnes engagées se battent sérieusement et pas toujours sous le feu des projecteurs.
Sauver le savon de Marseille, c’est sauver l’identité de toute une région et c’est également sauver des emplois. Les savonneries artisanales constituent en effet des bassins d’emploi pour le grand Marseille et la renommée croissante du savon de Marseille à l’internationale devrait leur assurer un bel avenir, je l’espère de tout cœur, maintenant que l’appellation « savon de Marseille » pourra prétendre à disposer d’une indication géographique qui lui assurera une protection face à la concurrence déloyale d’industries qui la galvaudent.

Je me réjouis que ma proposition ait été reprise une nouvelle fois dans le projet de loi sur la consommation proposé par Monsieur Hamon. Le savon de Marseille devrait faire l'objet d'un décret d’application rapide car les savonniers se sont organisés avec une charte déjà rédigée et sont donc prêts pour la mise en œuvre de la loi. Il faut maintenant que le décret d’application soit pris au plus vite et c’est ce à quoi je resterai bien entendu attentive.

vendredi 6 décembre 2013

Commémorations du 5 décembre à Marseille

En cette journée de commémoration et d'hommage national aux morts pour la France pendant la guerre d'Algérie et les combats du Maroc et de la Tunisie, je tiens à rappeler que de nombreux combats, sur le plan idéologique cette fois, sont encore à mener pour honorer la mémoire des victimes.


Je profite de cette journée pour rappeler combien nous devons rester vigilants quant aux insultes répétées à l’encontre de la communauté pied-noir.

Le fait remonte à plus d’un mois désormais, mais la douleur est encore vive pour ceux qui comme moi se sont sentis meurtris et humiliés par l’amalgame intolérable et scandaleux commis par Eva Joly qui déclarait le 16 octobre dernier sur i-Télé : « Si nous ne sommes pas capables d'intégrer quelques dizaines de milliers de Roms alors que nous avons intégré, en 1962-63, un million de pieds-noirs…»

Les pieds-noirs, citoyens français et j’insiste bien sur ce point, ont été contraints de quitter un territoire juridiquement français jusqu'à l'indépendance officielle du pays en juillet 1962. Visiblement, Mme Joly, qui représente pourtant la France au Parlement européen, ne connaît rien de son histoire et salit la mémoire de milliers de pieds-noirs et de harkis qui ont défendu la France. L’insulte et l’ignorance ne sont pas dignes d’une personne qui prétendait à la présidence de la République.

Quel lien même lointain peut-on établir entre un million de Français nés en Algérie à l’époque où elle était un département français et des camps de Roms, peuples nomades sans aucun attachement ni historique ni sentimental à la France ?

Je ne m’explique pas de tels propos et insiste sur la nécessité de conserver la date du 5 décembre comme date officielle d'hommage aux morts pour la France des combattants d'Afrique du nord et non pas le 19 mars.

En effet, la guerre d'Algérie ne s'est pas terminée le 19 mars 1962. Massacres de familles entières de harkis, enlèvements et assassinats de civils européens et de militaires français ont été perpétrés bien après cette date. Comment passer sous silence et ne pas reconnaître officiellement le massacre d’Oran, véritable tragédie pour les Français d’Algérie ?

Le 5 décembre 2003, jour de l'inauguration du monument national érigé à la mémoire de tous les soldats morts en Algérie de 1952 à 1962, est la date qui a été retenue par l'État français après une longue concertation avec les associations d'anciens combattants et de Français rapatriés et c’est la seule qui soit à mes yeux légitimes et digne de symboliser la reconnaissance de la France à ses morts.

Maurice Rey, Conseiller Général et Dominique Tian, Député
lors de la Cérémonie de Commémoration à Marseille

Je continuerai, pour ma part, en ma qualité de Députée de tous les Français, mais aussi à titre personnel, parce que je suis moi-même fille de pieds-noirs, à porter devant le Parlement la cause des rapatriés d'Algérie et d'outre-mer, notamment sur la suspension des poursuites au bénéfice des rapatriés en cas de surendettement lié à leur réinstallation en métropole et pour la défense de l’allocation de reconnaissance pour les rapatriés dits « assimilés ».

jeudi 5 décembre 2013

Journée CGPME 13 : Entrepreneur d'un jour chez "Territoire Métallerie Serrurerie" dans le 11ème arrondissement

Jeudi dernier, le 28 novembre, j’ai eu le grand plaisir de participer à la journée organisée par la CGPME des Bouches-du-Rhône et son Président Monsieur Alain Gargani, à la rencontre des entrepreneurs de notre secteur.

J’ai été invitée par l’entreprise Territoire Métallerie Serrurerie, située bd de la Millière dans le 11ème arrondissement de Marseille, au cœur de la Vallée de l’Huveaune. Je remercie chaleureusement Messieurs Alain Goetschy et Paul Magranville, Monsieur Patrick Cassar et l’ensemble de leurs équipes pour leur accueil remarquable et leur très fort engagement en faveur de l’insertion sociale par le travail.

Cette belle entreprise est est en effet une entreprise d’insertion, porteuse d'un projet social de reprise d’activité pour leurs salariés. Elle est avant tout une entreprise à part entière, soumise à concurrence, qui contribue au rayonnement économique de notre secteur, en consommant de l’acier français et intégrée dans une économie locale.
J’ai été admirative de l’engagement de ces personnes qui apportent une vraie réponse aux difficultés sociales induites par le chômage. Je souhaite que leur travail soit davantage reconnu au niveau national grâce à une plus grande de marge de développement.
En amont des échanges fructueux que nous avons pu avoir sur le thème de l’emploi dans le secteur et des difficultés rencontrées dont ils m’ont fait part, j’ai également apprécié l’atelier soudure pour lequel j’ai été mise directement à distribution. Il reste une marge de progrès mais j’ai semble-t-il donné satisfaction pour mon premier jour de travail !



J’espère renouveler rapidement cette expérience à la rencontre des entrepreneurs de la Vallée de l’Huveaune afin de poursuivre ces échanges passionnants et porter les enjeux du territoire au niveau national.

mercredi 4 décembre 2013

Pas de double-peine pour les riverains d'Arkema


Remise de la médaille de l'Assemblée nationale à Joseph Matteo pour sa brillante carrière de tennisman

Joseph Matteo a été plusieurs fois membre de l’équipe de France des vétérans, Champion de France vétéran, Champion de France des professeurs, Champion du monde des plus de 65 ans en 2000 et enfin cette année, Champion de France en double messieurs des plus de 75 ans.


Issu d'une famille de sportifs, Joseph Matteo s'est installé à Marseille en 1969, suite aux événements d'Algérie qui le contraignent à l'exode. Il enseigne alors au "Raquette Club" dans le 10ème arrondissement. Quelques années plus tard, en 1980, il crée le "Gallia Tennis Club" aux Caillols, club très familial et très convivial que de nombreuses familles du quartier affectionnent tout particulièrement.
C'est avec grand plaisir que j'ai remis, avec Thierry Santelli qui représentait le Député Guy Teissier et l'Adjointe au Maire Isabelle Savon, la médaille de l’Assemblée nationale à Joseph Matteo pour couronner l’ensemble de sa carrière sportive.




lundi 2 décembre 2013

Décoration d'un soldat d'Indochine : Légion d'honneur de Monsieur Marc Casalta le 30 novembre

Ce samedi 30 novembre à 11h, le Colonel André Boissinot, Commandeur de la Légion d’Honneur et Commandeur de l’Ordre National du Mérite remettait les insignes d’Officier de la Légion d’Honneur à Marc Casalta pour l’ensemble de sa carrière militaire.


Ces deux hommes furent unis dans un même combat, celui de l'Indochine sous le drapeau français. A l'occasion de ces combats, le caporal Casalta et le Colonel Boissinot ont fait preuve de qualités militaires qui ont été reconnues et honorées. 

Ces deux militaires, par delà leur courage, ont subi un traumatisme profond en endurant le calvaire des prisonniers dans les camps d'Indochine, mouroirs sous le contrôle notamment du général Giap, véritable tortionnaire dont les crimes de guerre sont pourtant restés impunis. J’ai été profondément indignée par l’éloge funèbre qui lui a été officiellement fait par le Ministre des Affaires étrangères, à l'occasion de son décès en octobre dernier.


Avec près de 30 000 morts et un taux de mortalité de plus de 70% dans les camps de prisonniers, je pense que l’on peut oser parler ici de véritable programme d’extermination. Le Général Giap ne respectait aucune loi de la guerre, aucune convention sur les droits des prisonniers et appliquait une stratégie d’anéantissement totale.
Les 30% de prisonniers libérés après l’armistice portent les stigmates de leur captivité : victimes d'actes de barbarie, affamés, humiliés et traumatisés à vie.
Je demande au moins de la décence pour les victimes, les disparus, nos morts pour la France et nos héros sacrifiés.