mercredi 12 mars 2014

Après l’injustice de l’arrêt de la CEDH, peut-être enfin la justice pour le génocide arménien ?

La Suisse, à travers l’Office Fédéral de la Justice, s’est prononcée hier pour un réexamen du cas du nationaliste turc Dogu Perinçek, condamné pour avoir publiquement qualifié le génocide arménien de «mensonge international» et qui avait obtenu gain de cause auprès de la CEDH le 17 décembre dernier, au nom de la liberté d’expression.
Cette date, presque 100 ans après les faits, venait tristement marquer la consécration du négationnisme contre lequel je me bats depuis de nombreuses années et que je souhaite voir pénalisé au plus vite.
A partir de cette date, la Suisse avait trois mois pour faire appel de la décision. En effet, la Convention européenne des droits de l’homme prévoit la possibilité de faire réexaminer une affaire par la Grande Chambre, notamment si cette affaire soulève une question grave relative à l’interprétation ou à l’application de la convention.
C’est donc quelques jours avant la date butoir du 17 mars que la Suisse a décidé de demander à la CEDH de réexaminer le cas Perinçek.
Quelle bonne nouvelle ! Après une attente interminable, je me réjouis de cette position de la Suisse qui était évidemment très attendue par la communauté arménienne. Les associations arméniennes de Suisse se sont très fortement mobilisées en diffusant notamment une pétition qui a recueilli plus de 10 000 signatures. Bravo à tous pour cette belle mobilisation qui je l’espère saura finalement faire triompher la justice !
J’appelle de mes vœux un retour à la raison de la CEDH qui saura, je l’espère, faire la part des choses entre liberté d’expression et négationnisme d’un génocide.