mercredi 7 mai 2014

Commémoration des 60 ans de Dien Bien Phu

Alors que nous nous apprêtons à commémorer unanimement la fin de la seconde guerre mondiale en ce 8 mai qui s’annonce, combien seront-ils aujourd’hui à rendre hommage aux soldats français tombés à Dien Bien Phu le 7 mai 1954 ?

Il nous incombe pourtant d’honorer la mémoire de nos combattants morts en Indochine lors de la dernière bataille rangée de l'armée française, à l’occasion du 60ème anniversaire de la guerre d’Indochine.

Après 170 jours de combats intenses, les soldats français menés à 1 contre 10 dans des conditions toujours plus éprouvantes, se sont retrouvés submergés par les attaques vietminh.

Sur les 10 000 prisonniers acheminés vers les camps d’Indochine, véritables mouroirs, plus de 7 000 n'en reviendront jamais et je pense que l’on peut oser parler ici de véritable programme d’extermination. Les 30% de prisonniers libérés après l’armistice portent les stigmates de leur captivité : victimes d'actes de barbarie, affamés, humiliés et profondément traumatisés.

Rappelons-nous et indignons-nous de l’affaire Boudarel, accusé de crime contre l’humanité, qui obtint un non-lieu grâce au soutien des forces communistes. Rappelons-nous et indignons-nous des manœuvres des communistes français pour saboter les munitions et les parachutes de nos soldats ou maltraiter les survivants blessés rapatriés à Marseille. Rappelons-nous et indignons-nous de l’éloge funèbre prononcé en mémoire du général tortionnaire Giap par le Ministre des Affaires étrangères au nom de la France le 5 octobre 2013.

A peine 14 ans après la débâcle de 1940, nos anciens combattants ont fait montre en Indochine d’une bravoure que nous nous devons d’honorer. Pour ceux qui ne le feront pas, je demande au moins la décence pour les victimes.