mercredi 16 juillet 2014

Le contrat local de propreté, un contrat au service des marseillais

 
Depuis des années, les attentes des citoyens sont fortes en matière de propreté. Le nouveau Président de MPM, Guy Teissier, fait de la propreté un enjeu majeur pour Marseille. A sa demande, le contrat local de propreté sera présenté pour approbation au Conseil de communauté ce vendredi 18 Juillet 2014.

Le contrat local de propreté engagera tous les acteurs de la propreté urbaine, les collectivités comme les citoyens, afin que nous réussissions ensemble. La responsabilité de la propreté concerne aussi l’ensemble des administrés, professionnels et particuliers !


Rendre plus performant le dispositif de collecte et de propreté pour améliorer la qualité du service rendu est une nécessité. Le volet interne du contrat local de propreté entrainera d’importants changements.
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Volet interne du contrat local de propreté : MPM s’engage


Le volet interne du contrat local de propreté s’oriente sur 3 axes :

1. La proximité ;                                                                   

2. L’augmentation et l’harmonisation des horaires de travail ;


3. La modernisation des pratiques.

 1. Garantir la proximité : des maires au cœur du dispositif 

  • C’est au niveau de la mairie de secteur que sera animée et suivie l’amélioration de la propreté grâce à un comité réunissant périodiquement tous les acteurs concernés.
  • Un lien privilégié sera garanti entre l’élu référent du secteur et le correspondant territorial de MPM
  • La coordination sera améliorée en faisant coïncider l’organisation des équipes en charge de la propreté avec le périmètre géographique des mairies de secteur. 
  • Les effectifs et la composition des équipes par secteur seront stabilisés afin d’avoir une meilleure connaissance des ressources et de leur évolution dans le temps.
  •  La propreté mécanisée sera positionnée à l’échelon des mairies de secteur.
  •  L’enlèvement des encombrants et des tags seront à la charge du Maire de Secteur.

 

2. Travailler mieux et travailler plus longtemps 

Le contrat local de propreté mettra un terme au « fini-parti » grâce à une augmentation et une harmonisation du temps de travail des agents de la propreté. 

  • La journée-type théorique de collecte est de 7h30 dont 6h30 seront consacrées à la collecte des ordures.
  • Instauration de deux tournées au minimum pour permettre la collecte des zones commerçantes après minuit en centre-ville et mise en place d’une troisième intervention si le travail n’est pas fini ou pas satisfaisant,


Sous réserve que la collecte soit achevée pour l’ensemble du secteur et après vérification sur le terrain par la maîtrise de la qualité du travail effectué, le chef de secteur a la possibilité de libérer les chauffeurs et les agents de collecte à l’issue de la seconde intervention ou au cours de la troisième.

  • Les agents de maîtrise devront consacrer 5h (sur les 7h30) à des activités de terrain et de contrôle, le reste correspondant à des tâches administratives.
  •  La collecte des ordures s’effectuera 7 jours sur 7 dans les noyaux villageois et 4 jours par semaine pour les zones pavillonnaires dès 2015.

 

 3. Une modernisation des pratiques managériales

  • Le contrat local de propreté permettra une clarification des missions, des procédures de travail et des règles. Il conviendra donc de procéder à une actualisation du règlement intérieur de la DPU pour l’ensemble des métiers et des niveaux hiérarchiques.
  • Le rôle central des managers sera réaffirmé.
  • Un des enjeux de cette réforme est de motiver les personnels avec une rémunération, des avancements et une promotion au mérite selon des critères objectifs fixés à l’avance et connus de tous, ainsi que de valoriser les métiers en recréant un lien entre les agents MPM et la population.

 

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      Volet externe du contrat local de propreté : tout le monde s’engage

 


Les résultats obtenus seront d’autant plus perceptibles par la population et par l’opinion publique que les efforts seront partagés. C’est l’objet du volet externe du contrat local de propreté avec 3 axes :

1. Les engagements de la communauté urbaine en tant qu’animateur ;

2. Les engagements des différents acteurs publics et privés ;


3. Les moyens envisagés.

.     1. MPM au plus près des citoyens

  • Des comités de pilotage et de suivi de la propreté (CPSP) seront  installés dans l’ensemble des mairies de secteur dès l’automne 2014. Les CPSP seront co-animés par un représentant de la communauté urbaine et un représentant de la mairie de secteur et traiteront de l’ensemble des problématiques avec pour ambition de trouver des solutions concrètes.

 

2. Faire participer les acteurs publics et privés

  • L’ensemble des équipes concourant à la propreté urbaine sera regroupé sous un pilotage unique et les différents services publics devront faire preuve d’exemplarité en matière de propreté.
  • L’organisation de la collecte et de la propreté ne peut être efficace que si les efforts sont réellement partagés par la population. Les citoyens seront les acteurs de la propreté. Des groupes de concertation thématiques seront ainsi créés afin de rappeler aux professionnels ou à des groupes de représentation citoyenne les règles relatives à la collecte ou à la propreté et de trouver ensemble des solutions

    

  3. Garantir le respect des engagements dans la durée et dans la transparence

  • Le contrat local de propreté doit s’inscrire dans la durée afin de gagner en efficacité. Les chartes ou les conventions-cadre devront prévoir des indicateurs de résultat et un dispositif de suivi des actions qu’elles comportent. Ces indicateurs et ce suivi seront rendus publics sur le site de MPM.
  •  Un état des lieux de la règlementation en vigueur sera effectué afin de compiler les différents textes applicables et le cas échéant de les actualiser ou de les compléter avec les autorités compétentes.
  •  Une campagne d’information soutenue sera conduite par MPM dans la durée. Des campagnes de sensibilisation devront être organisées sur le thème de la propreté.
  •  La police de la propreté sera élargie avec une possible augmentation du nombre de personnes assermentées susceptibles de verbaliser, une meilleure coopération avec la police municipale et l’utilisation de la vidéo-protection afin de prévenir les incivilités.
  • Les bonnes pratiques seront valorisées avec la mise en place de prix ou de labels (permettant de différencier positivement les administrés ou les commerçants qui ont un comportement citoyen et jouent le jeu de la propreté), de cadeaux voire d’avantages financiers.