mardi 24 juin 2014

Fausse bonne idée du Gouvernement : une carte d'identité valide 15 ans... mais seulement en France !

Le décret n°2013-1188 du 18 décembre 2013 portant allongement de la durée de validité de la Carte Nationale d’Identité contribue à entraver gravement la libre-circulation des Français en Europe et dans les pays acceptant la CNI comme document de voyage.

La Turquie, Malte et la Serbie ne reconnaissent pas cette extension de validité et plus de 25 pays ne se sont pas encore prononcés officiellement.

Ce que je redoutais dès la parution de ce décret absurde est malheureusement en train de se réaliser.

J’avais pour ma part immédiatement interpellé le Gouvernement en posant une question écrite au Ministre de l’Intérieur publiée au Journal Officiel le 7 janvier 2014, restée sans réponse. http://questions.assemblee-nationale.fr/q14/14-47385QE.htm

Il me semblait alors évident que l’allongement de la durée de validité de la CNI ajoutait une insécurité juridique pour les travailleurs et voyageurs français qui devaient pouvoir justifier à l’étranger de la validité d’un titre réputé périmé devenu valable par une décision réglementaire du gouvernement.

Saisie par un de mes administrés, j’ai de plus alerté le Ministre de l’Intérieur sur les obstacles rencontrés par les ressortissants français pour se rendre à Malte et là non plus je n’ai toujours aucune réponse.

Ces difficultés sont amplifiées à l’approche des vacances et le problème risque de perdurer encore plusieurs années. Les agences de voyage ne sont pas tenues de rembourser les voyageurs déboutés et aucun moyen de recours n’est proposé aux personnes lésées. Les frais engagés ne seront donc pas remboursés au prétexte que le responsable de cette situation n’est pas désigné…

Il semble pourtant évident que la faute en revient au manque de communication faite aux Français et aux différents services de l’Etat civil dans les communes.  Un voyageur a ainsi porté plainte contre l’Etat français pour manque d’information.

La seule préconisation obtenue oralement du Ministère est le recours à un passeport en cours de validité. C’est tout simplement honteux. Cela signifie que pour pouvoir voyager, il est nécessaire d'avoir un passeport payant !

C’est bien là tout le symbole du socialisme : de fausses économies, de fausses bonnes idées et des inégalités et ce bien sûr toujours au mépris de la sécurité !

Je demande au Gouvernement d’apporter rapidement une solution à cette situation ubuesque car il est coupable du dysfonctionnement engendré.

jeudi 19 juin 2014

J'ai le plaisir de cosigner la Tribune Générations Entreprise - Entrepreneurs Associés sur le chômage des jeunes parue dans le Figaro


Enfin l'évacuation du terrain occupé illégalement à Saint-Jean-du-Désert !

Enfin, après des mois d’interventions auprès des collectivités concernées et des services de l’Etat, le terrain occupé illégalement à Saint-Jean-du-Désert dans le 12ème arrondissement a été évacué à la première heure ce matin. Le squat avait pris au fil du temps une ampleur considérable, engendrant d’importantes nuisances et incidents avec les commerçants de Saint-Barnabé, de La Boiseraie et de la Fourragère. Je suis soulagée pour l’ensemble des habitants du quartier qui étaient excédés à juste titre par cette situation.

Dès l’annonce de l’expulsion, je suis immédiatement intervenue auprès de la Communauté Urbaine à laquelle le terrain appartient pour demander à ce qu’il soit impérativement clôturé et sécurisé afin d’empêcher toute prise de possession illégale des lieux à l’avenir.

Des services spécialisés et des engins de chantier vont désormais évacuer les tas de débris et d’immondices qui s’amoncellent sur le terrain, occasionnant des préjudices importants pour les riverains qui subissaient notamment les fumées toxiques des plastiques brûlés en continu.

J’ai été de plus rassurée de constater que l’expulsion s’est déroulée dans le calme car seules quelques personnes n’avaient pas encore quitté les lieux ce matin.

Un grand nombre de personnes ayant élu domicile à Saint-Jean-du-Désert ont été relogées dans le centre-ville alors que d’autres quitteront la commune. Il faut bien entendu se préoccuper de celles qui n’ont pas trouvé de solution d’hébergement à l’issue de cette expulsion et qui sont donc susceptibles d’aller occuper d’autres terrains.

C’est la raison pour laquelle j’ai initié avec mon équipe une démarche d’identification des terrains inoccupés dans le secteur susceptibles d’être squattés illégalement et qui doivent donc faire l’objet d’une sécurisation en conséquence.

Je regrette en tout cas le temps qu’il a fallu pour régler cette situation déplorable et délétère et ce malgré mes interventions répétées depuis près d’un an, avec Roland Blum, Adjoint au Maire de Marseille. Je reste également attentive à la situation du terrain squatté dans le 11ème arrondissement à La Pomme-Avenue du Docteur Heckel. J’ose espérer que cette fois-ci, suite à ma demande d’évacuation, la Préfecture prendra ses responsabilités dans des délais plus raisonnables pour le bien de tous.

mardi 17 juin 2014

52 ans après les faits, je suis consternée par le mépris à l’égard des Rapatriés

Je regrette sincèrement l’absence de majorité sur le vote de la proposition de résolution de mon collègue Député Elie Aboud, relative au maintien d’une administration et de politiques publiques dédiées aux Français rapatriés d’outre-mer pour prendre en compte leurs ultimes et légitimes attentes, qui vient d’être rejetée à l’Assemblée nationale.

Les quelques voix manquantes enterrent une proposition de résolution qui s’inscrivait pourtant dans une double-logique salutaire de reconnaissance et d’aide sociale. D’abord, en proposant la création d’un collège représentant les Français rapatriés d’outre-mer au sein du futur Office national des anciens combattants, des victimes de guerre et des Français rapatriés d’outre-mer. Ensuite, en appelant à poursuivre l’action sociale destinée aux harkis. Enfin, elle proposait une aide aux familles souhaitant retrouver les traces des personnes présumées décédées en Algérie.

En définitive, cette proposition de résolution ne faisait que renforcer la reconnaissance de la nation à l’égard des Français rapatriés d’outre-mer. C’est pourquoi je suis particulièrement attristée de voir que 52 ans après les faits, on continue à ergoter et à faire preuve de mépris à l’égard des rapatriés.

Je rappelle par ailleurs que selon l’Agence nationale pour l’indemnisation des Français d’outre-mer, les mesures successives de solidarité nationale n’ont indemnisé, en moyenne, que 58 % des préjudices subis, notamment concernant les biens spoliés et je souhaite que ce dossier puisse enfin avancer au niveau national.

Sur le plan local, je m’engage également à défendre la cause des rapatriés.

Ainsi, le dimanche 22 juin prochain, je me joindrai à Madame Sarah Boualem, Adjointe au Logement et petite-fille du Bachaga Boualem, ainsi qu’à de nombreux élus de la Mairie des 11ème et 12ème arrondissements, pour participer au rassemblement des Pieds-Noirs organisé chaque année par l’association ARAPA (Association des Rapatriés du Pays d'Arles) à l'occasion du traditionnel méchoui au Domaine de Beauregard au village de Mas-Thibert, près d’Arles.

Plus de 800 personnes sont attendues à cet événement à la mémoire du Bachaga et des rapatriés.

Plus largement, la mairie des 11ème et 12ème arrondissements souhaite s’investir dans l’organisation des manifestations organisées par les associations de rapatriés, afin de les aider du mieux possible sur le secteur et défendre leurs intérêts.

Ainsi, vendredi 27 juin à 17h, je déposerai une gerbe devant le Mémorial des Rapatriés d’Algérie sur la Corniche du Président-John-Fitzgerald-Kennedy pour la journée nationale de l’exode des Français d’Algérie.

Entre 1956 et 1963, le rapatriement a concerné près de 1,5 million de personnes dont la moitié vivait en Algérie. La concentration des retours sur une courte période donne la mesure de la tragédie vécue par des dizaines de milliers de familles, des disparus, présumés décédés et des Harkis abandonnés et massacrés.

Enfin, samedi 5 juillet, j’assisterai à la messe célébrée en l’église du Sacré-Cœur en hommage aux victimes du massacre d’Oran qui a fait  700 morts et disparus européens innocents.

Communiqué de presse de François Fillon relatif à la grève initiée par la SNCF

                                                                                                                                  Paris, le 16 juin 2014 



                                                    Communiqué de François Fillon 

                                                    6ème jour de grève à la SNCF 



Depuis six jours, les usagers de la SNCF sont les otages d’une minorité de grévistes 
qui se fiche de l’intérêt général. Aujourd’hui, des milliers de bacheliers sont les 
victimes d’un corporatisme archaïque qui méprise l’avenir de ces jeunes lycéens. 

La culture du «chacun pour soi» est en train de détruire la SNCF, de miner la 
confiance des Français à l’égard de leurs services publics et elle menace des pans 
entiers de notre économie qui est déjà mal en point. 

J’accuse cette minorité de grévistes et certains de leurs syndicats de jouer la 
politique du pire pour de faux motifs car le risque de privatisation de la SNCF n’est 
pas à l’ordre du jour. 

J’accuse le gouvernement d’improvisation sur son projet. Il est perdant sur tous les 
fronts. D’un côté, en tentant de restaurer le monopole de la SNCF sur ses réseaux, il 
a ouvert une boite de pandore dans laquelle s’engouffrent tous les conservatismes ; 
de l’autre côté, son projet bloque la modernisation nécessaire du transport ferroviaire 
qui a besoin de s’ouvrir à d’autres opérateurs européens. 

Ce conflit est le reflet d’un pays en panne, sans perspectives capables de 
transcender les intérêts catégoriels. Il est à l’image d’un pouvoir flottant qui est 
devenu la cible des revendications les plus radicales. 

mercredi 11 juin 2014

Dîner annuel de l'établissement scolaire Hamaskaïne le vendredi 6 juin 2014

Je voulais en premier lieu remercier pour son engagement Madame la Présidente, Brigitte Markoyan, ainsi que toute l’administration d’Hamaskaïne mais aussi toutes celles et ceux qui font vivre cette école au quotidien, enseignants, élèves et parents.

Je suis ravie d’être parmi vous ce soir, dans cette école si chère à mon coeur, à la communauté arménienne et à tout le quartier de Beaumont.

« Hamaskaïne », c’est une aventure internationale extraordinaire qui a étendu ses ramifications jusqu’à Marseille.

Association fondée en 1928 par l’écrivain Lévon Chanth, son objectif principal est de permettre aux arméniens partout dans le monde de faire vivre leur langue, leur culture et leurs traditions à travers l’enseignement scolaire et la création d’écoles dédiées.

L’école Hamaskaïne de Marseille est la plus récente d’entre elles, créée en 1980, sur la base d’un enseignement quotidien bilingue franco-arménien, ce qui en fait une école inédite en France.

De 4 élèves en classe de maternelle, l’école compte désormais, si je ne m’abuse, près de 350 élèves pour 45 enseignants !

Cet engouement pour l’établissement scolaire a nécessité la construction de nouveaux locaux, inaugurés le 8 novembre 2003 en présence de 1 200 personnes.

Le 15 mars dernier, j’ai eu de plus le plaisir d’inaugurer le nouveau gymnase et d’assister à une magnifique représentation de danse donnée par les élèves de l’école dans la nouvelle salle de spectacle.

La renommée de l’école Hamaskaïne est également justifiée par des taux de réussite incroyables : 100% au Brevet des Collèges et au Baccalauréat ! C’est une école qui fait la fierté non seulement de la communauté arménienne de Marseille mais de la Ville toute entière.

Comme vous le savez, je défends ardemment la cause arménienne et je souhaite par mon mandat de Maire de secteur impulser une année 2015 de l’Arménie exceptionnelle :
- dans notre secteur avec des projets inédits,
- et plus largement, en collaboration avec notre Maire Jean-Claude Gaudin, sur l’ensemble de la ville de Marseille.


A l’Assemblée nationale, je suis également en train de travailler à une nouvelle Proposition de Loi de pénalisation du négationnisme du génocide arménien que j’espère voir discuter très prochainement.

vendredi 6 juin 2014

52e Journées d'études de l'Association Française des Diététiciens Nutritionnistes

Ouverture des 52e Journées d'études de l'Association Française des Diététiciens Nutritionnistes à Marseille le jeudi 5 juin 2014

"Je suis très heureuse et honorée de pouvoir ouvrir ces 52èmes Journées d’Etudes de l’AFDN dans notre belle ville de Marseille.

La diététique-nutrition est une discipline qui doit accompagner le parcours de santé tout au long de la vie. Elle doit être évidemment au cœur de nos politiques de santé.

En 2007, après mon élection en tant que Députée et ma nomination en qualité de secrétaire nationale de l’UMP chargée de la santé,  je me suis immédiatement saisie de la problématique de la nutrition qui était à mon sens trop souvent oubliée au plan politique.

J’ai ainsi été l’auteur d’une proposition de loi visant à combattre l’extrême maigreur adoptée à l’Assemblée nationale et de nombreux amendements suite à mon rapport sur la lutte contre l’obésité.

Très récemment, j’ai déposé une Proposition de Loi, cosignée par une vingtaine de mes collègues députés à l’Assemblée nationale, visant à instaurer une Journée nationale de la Diététique-Nutrition afin d’affirmer le rôle central du diététicen nutritionniste dans les politiques de santé.

L’objectif de cette journée est de mieux faire connaître le métier de diététicien et défaire l’idée préconçue selon laquelle la diététique se limite aux régimes amaigrissants. L’objectif est aussi de promouvoir le métier de diététicien-nutritionniste afin de susciter les vocations nécessaires pour satisfaire les besoins en recrutement, notamment en contexte hospitalier.

Les maladies liées à une mauvaise alimentation constituent un problème de santé publique majeur, qui va de pair avec la progression constante de l’obésité. Le diététicien-nutritionniste est donc un acteur de premier plan dans la lutte pour la prévention des maladies. Il est donc important que cette profession ait toute la place qui lui revient dans le parcours de soins, étant donné  l’impact direct de l’alimentation sur la santé.

A ce titre, l’AFDN pourra, à l’occasion de cette journée nationale, fédérer et promouvoir ses actions par des interventions auprès des travailleurs sociaux et des publics concernés.

Tel est l’objectif de cette proposition de loi que j’espère voir discuter prochainement à l’Assemblée nationale.

Vous allez avoir la chance d’assister à des rencontres enrichissantes, sur ce thème de la santé nutritionnelle, qui nous est cher à tous. Vous aurez également la chance de bénéficier du retour d’expérience d’intervenants de grande qualité qui sauront faire vivre des débats qui s’annoncent passionnants !"