mardi 29 juillet 2014

Fin du monopole des pharmaciens : nouvelle preuve de mépris du Gouvernement à l’égard de la santé publique et des professionnels de santé

Alors que les professions réglementées contribuent à la bonne marche de la société, elles sont dans le collimateur de Bercy qui a commandé un rapport à l'inspection générale des finances. A travers une réflexion globale sur 37 professions réglementées, celui-ci recommande de mettre fin au monopole des pharmaciens sur la vente de certains médicaments.
Cette ouverture à la concurrence concernerait les médicaments dont la prescription est facultative, comme le Doliprane ou le Spasfon, et les médicaments non remboursables, tels que le Nurofen ou le Fervex. Concrètement, ces deux types de médicaments, qui représentent environ 9% du chiffre d'affaires des pharmacies, seraient vendus en libre-service dans n’importe quel type de commerce.
Selon le rapport, des écarts de prix ont été constatés entre les différentes officines. Si tel peut être le cas pour les médicaments non remboursables, en revanche les médicaments dont la prescription est facultative sont soumis à un tarif réglementé qui lui est invariable. Ne mélangeons pas tout ! C’est un problème de grossiste-répartiteur, pas de pharmacie. D’ailleurs, l’effet supposé de réduction des prix n’est qu’un effet d’annonce car dans les pays où les médicaments sont en vente libre, on constate qu’ils y sont aussi plus chers.  Ce n’est pas cette mesure qui permettra de gagner du pouvoir d’achat pour les ménages, pas plus que la vente en libre-service des tests de grossesse. Le sérum physiologique par exemple, utilisé par toutes les mamans, est commercialisé entre 280 et 300% plus cher dans les hypermarchés que dans les pharmacies.

Alors que la France poursuit l’objectif d’une réduction de la consommation de médicaments, il est absolument insensé de mettre ceux-ci en vente libre, adoptant pour la santé une logique de part de marché et poussant à la concurrence. On marche sur la tête ! Les conseils prodigués par les pharmaciens aux patients sont essentiels et même pour les médicaments ne nécessitant pas d'ordonnance. Les pharmaciens français sont des professionnels de santé à part entière dont les missions de conseil et d'orientation sont essentielles. La différence fondamentale et immuable est que les supermarchés accueillent des clients alors que les officines accueillent des patients ! Je suis navrée que le Gouvernement n’y voie pas là matière à réserver la vente des médicaments aux seules pharmacies.

Le risque principal est de banaliser la consommation de ces médicaments qui est pourtant loin d’être anodine. Je rappelle par exemple qu’une surconsommation de paracétamol, notamment sur une longue durée, peut être mortelle, augmentant considérablement le risque de lésions hépatiques, de détériorations de la fonction cérébrale, rénale ou pulmonaire.

Ainsi, le surdosage involontaire en paracétamol est la première cause de défaillance du foie en Angleterre et aux États-Unis, où il est en vente libre sans ordonnance, dans la grande distribution notamment. Il y cause chaque année 13 000 admissions aux urgences, plus de 2 000 hospitalisations et près de 100 décès selon la Food and Drug Administration. En France en revanche, contrairement aux autres pays, le taux de maladie iatrogène reste très faible.
Combien de fois faudra-t-il rappeler que le médicament n’est pas un produit comme un autre et ne pourra jamais devenir un simple produit de consommation ?
Seule la pharmacie constitue une voie d’entrée sécurisée dans le parcours de soins et de santé publique, et le pharmacien participe très activement à la coordination et à l’éducation thérapeutique de nos concitoyens.
Dotées d'un réseau territorial très dense avec 22 300 pharmacies et disponible 24h/24, caractérisées par la confidentialité et la qualification des pharmaciens et des préparateurs, les pharmacies doivent conserver l'exclusivité de la vente de médicaments quels qu’ils soient. Comment le Gouvernement peut-il prendre le risque de déstabiliser un secteur déjà en difficulté et qui crée des emplois qualifiés ? Vendre des médicaments en supermarché ne va pas faire gagner un seul emploi mais va détruire des officines et des emplois qualifiés contrairement à ceux des supermarchés.
Ce n’est pas au Ministère de l’Economie à décider du sort des pharmaciens. Sur le dossier, pas un mot du Ministère de la Santé, c’est bien la preuve s’il en fallait encore de la cacophonie gouvernementale. Ce n’est pas à Monsieur Arnaud Montebourg de décider du sort des professionnels de santé en leur appliquant une logique marchande qui n’a pas à prévaloir dans le domaine de la santé. Les attaques incessantes contre les pharmaciens doivent enfin cesser et le Gouvernement devrait plutôt s’atteler à relancer l’économie que de chercher à détruire ce qui fonctionne bien.

Lettre de Valérie Boyer adressée au Président de la République

     Monsieur le Président,


     Permettez-moi de vous faire part de mon inquiétude concernant la situation des Chrétiens d’Orient et notamment d’Irak qui s’aggrave de jour en jour.

      L’ultimatum lancé par Abou Bakr Al-Baghdadi, le calife autoproclamé et le marquage de toutes les maisons chrétiennes de la lettre arabe « N » (qui n’est pas sans rappeler le marquage de l’Etoile Jaune) a provoqué la fuite des dernières familles chrétiennes. Peu de temps après, l’Etat islamique (anciennement EIIL), qui contrôle la ville de Mossoul et les trente églises qu’elle abrite, viendrait d’ordonner l’excision de toutes les femmes âgées de 11 à 46 ans.

      Les chrétiens d’Irak n’ont jamais été aussi inquiets qu’aujourd’hui et supplient les femmes et hommes de bonne volonté d’entendre, partout dans le monde, leur cri de souffrance.

      L’opinion publique française ne peut rester silencieuse et doit se mobiliser immédiatement pour venir en aide à cette population assyro-chaldéenne autochtone, présente sur ces terres depuis 2 000 ans, fragilisée et affaiblie, victime, selon Ban Ki-Moon, le secrétaire général des Nations Unies, d’un véritable « crime contre l’humanité ». 

     Depuis 1535, date de signature des accords diplomatiques entre François Ier et Soliman le Magnifique, la France s’engage à protéger les chrétiens en Terre sainte. La légitimité historique du protectorat français sur les chrétiens d’Orient n’a depuis jamais été remise en cause par quiconque, son statut de protecteur des lieux saints ayant même été reconnu par le Saint-Siège.

      Le mercredi 23 juillet, je suis intervenue à l’Assemblée Nationale à l’occasion des « Questions au gouvernement », afin de connaître les mesures que vous comptiez prendre pour mettre fin à ce génocide culturel et physique.

      M. le Ministre des Affaires Etrangères Laurent Fabius avait rétorqué : « nous avons, sur le plan pratique, dépêché des crédits pour permettre que toute une série de personnes déplacées soit aidée. Cela vaut pour l’Irak et d’autres régions du Proche et du Moyen-Orient. »

     Or, à ce jour, je m’étonne que nous n’ayons aucune information quant à la somme et la répartition desdits crédits. Aucune communication n’a été établie en ce sens.

     De plus, nous ne sommes aujourd’hui au courant d’aucune action de la France pour venir en aide aux Chrétiens d’Orient.

     Pourriez-vous nous faire connaître ces montants et nous informer sur les actions que mènera la France pour stopper ces massacres et mettre fin à l’exil de ces populations afin d’éviter que l’histoire ne bégaie.

     Confiante dans la suite que vous réserverez à cette requête légitime, je vous prie de croire, Monsieur le Président, en l’assurance de ma très haute considération.

                                                                                                                 


                                                                                              Valérie BOYER




Signez la pétition afin de mettre fin au massacre des chrétiens d'Orient : Pétition de Valérie Boyer

mercredi 23 juillet 2014

Question au Gouvernement sur les Chrétiens d'Orient : séance du 23 juillet 2014



Monsieur le Ministre,

J’associe à ma question les membres du groupe d’études sur les Chrétiens d’Orient. En effet, les persécutions des Chrétiens d’Orient se poursuivent en Syrie comme en Irak et s’amplifient de façon alarmante.

Il y a quelques semaines, les Chrétiens présents depuis 2 000 ans à Mossoul en particulier, se sont vus lancer un ultimatum par les nouveaux occupants djihadistes :
  • Se convertir à l’Islam
  • S’acquitter d’un impôt spécial pour les non-musulmans
  • Fuir et tout abandonner
  • Ou bien rester et être exécuté « par le glaive ».
Depuis, la quasi-totalité des chrétiens a fui pour échapper aux persécutions. Nous sommes choqués de voir apposé une lettre les désignant comme nazaréen qui marque d’un sceau ces populations comme d'autres mettaient l'étoile jaune. Se déroulent des scènes de saccage des églises, des scènes d’exode à pieds où ils sont pillés, rançonnés, humiliés, qui nous rappellent l’horreur du génocide arménien. Cent ans après 1915, l’histoire bégaie, c’est dramatique !

Silence on tue ! Aujourd’hui, les chrétiens d’Orient sont en danger de mort et nous sommes les témoins silencieux de ce massacre annoncé. Selon l’Evangile de Saint-Luc,  « s’ils se taisent, les pierres crieront » mais il sera trop tard, et demain qui parlera l'Araméen? Qui parlera la langue du Christ ?

Ban Ki-Moon, secrétaire général de l’ONU a déjà affirmé que les actions intentées contre les chrétiens pouvaient être considérées comme un crime contre l’humanité. Je pense que se déroule sous nos yeux un véritable génocide.

Monsieur le Ministre, il y a trois semaines, vous nous demandiez de ne pas douter un seul instant de la voix et de l’action de la France à ce sujet. A ce jour, le Président de la République est pourtant l’un des seuls Chefs d’Etat à ne pas s’être exprimé sur les Chrétiens d’Orient.

Aussi je vous en conjure, chaque minute compte, que le silence de la France ne soit pas complice de ces crimes. Ne laissez pas la France faillir à son devoir historique et moral de protection des minorités chrétiennes d’Orient pour ne pas faire rougir l’Histoire !

mercredi 16 juillet 2014

Le contrat local de propreté, un contrat au service des marseillais

 
Depuis des années, les attentes des citoyens sont fortes en matière de propreté. Le nouveau Président de MPM, Guy Teissier, fait de la propreté un enjeu majeur pour Marseille. A sa demande, le contrat local de propreté sera présenté pour approbation au Conseil de communauté ce vendredi 18 Juillet 2014.

Le contrat local de propreté engagera tous les acteurs de la propreté urbaine, les collectivités comme les citoyens, afin que nous réussissions ensemble. La responsabilité de la propreté concerne aussi l’ensemble des administrés, professionnels et particuliers !


Rendre plus performant le dispositif de collecte et de propreté pour améliorer la qualité du service rendu est une nécessité. Le volet interne du contrat local de propreté entrainera d’importants changements.
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Volet interne du contrat local de propreté : MPM s’engage


Le volet interne du contrat local de propreté s’oriente sur 3 axes :

1. La proximité ;                                                                   

2. L’augmentation et l’harmonisation des horaires de travail ;


3. La modernisation des pratiques.

 1. Garantir la proximité : des maires au cœur du dispositif 

  • C’est au niveau de la mairie de secteur que sera animée et suivie l’amélioration de la propreté grâce à un comité réunissant périodiquement tous les acteurs concernés.
  • Un lien privilégié sera garanti entre l’élu référent du secteur et le correspondant territorial de MPM
  • La coordination sera améliorée en faisant coïncider l’organisation des équipes en charge de la propreté avec le périmètre géographique des mairies de secteur. 
  • Les effectifs et la composition des équipes par secteur seront stabilisés afin d’avoir une meilleure connaissance des ressources et de leur évolution dans le temps.
  •  La propreté mécanisée sera positionnée à l’échelon des mairies de secteur.
  •  L’enlèvement des encombrants et des tags seront à la charge du Maire de Secteur.

 

2. Travailler mieux et travailler plus longtemps 

Le contrat local de propreté mettra un terme au « fini-parti » grâce à une augmentation et une harmonisation du temps de travail des agents de la propreté. 

  • La journée-type théorique de collecte est de 7h30 dont 6h30 seront consacrées à la collecte des ordures.
  • Instauration de deux tournées au minimum pour permettre la collecte des zones commerçantes après minuit en centre-ville et mise en place d’une troisième intervention si le travail n’est pas fini ou pas satisfaisant,


Sous réserve que la collecte soit achevée pour l’ensemble du secteur et après vérification sur le terrain par la maîtrise de la qualité du travail effectué, le chef de secteur a la possibilité de libérer les chauffeurs et les agents de collecte à l’issue de la seconde intervention ou au cours de la troisième.

  • Les agents de maîtrise devront consacrer 5h (sur les 7h30) à des activités de terrain et de contrôle, le reste correspondant à des tâches administratives.
  •  La collecte des ordures s’effectuera 7 jours sur 7 dans les noyaux villageois et 4 jours par semaine pour les zones pavillonnaires dès 2015.

 

 3. Une modernisation des pratiques managériales

  • Le contrat local de propreté permettra une clarification des missions, des procédures de travail et des règles. Il conviendra donc de procéder à une actualisation du règlement intérieur de la DPU pour l’ensemble des métiers et des niveaux hiérarchiques.
  • Le rôle central des managers sera réaffirmé.
  • Un des enjeux de cette réforme est de motiver les personnels avec une rémunération, des avancements et une promotion au mérite selon des critères objectifs fixés à l’avance et connus de tous, ainsi que de valoriser les métiers en recréant un lien entre les agents MPM et la population.

 

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      Volet externe du contrat local de propreté : tout le monde s’engage

 


Les résultats obtenus seront d’autant plus perceptibles par la population et par l’opinion publique que les efforts seront partagés. C’est l’objet du volet externe du contrat local de propreté avec 3 axes :

1. Les engagements de la communauté urbaine en tant qu’animateur ;

2. Les engagements des différents acteurs publics et privés ;


3. Les moyens envisagés.

.     1. MPM au plus près des citoyens

  • Des comités de pilotage et de suivi de la propreté (CPSP) seront  installés dans l’ensemble des mairies de secteur dès l’automne 2014. Les CPSP seront co-animés par un représentant de la communauté urbaine et un représentant de la mairie de secteur et traiteront de l’ensemble des problématiques avec pour ambition de trouver des solutions concrètes.

 

2. Faire participer les acteurs publics et privés

  • L’ensemble des équipes concourant à la propreté urbaine sera regroupé sous un pilotage unique et les différents services publics devront faire preuve d’exemplarité en matière de propreté.
  • L’organisation de la collecte et de la propreté ne peut être efficace que si les efforts sont réellement partagés par la population. Les citoyens seront les acteurs de la propreté. Des groupes de concertation thématiques seront ainsi créés afin de rappeler aux professionnels ou à des groupes de représentation citoyenne les règles relatives à la collecte ou à la propreté et de trouver ensemble des solutions

    

  3. Garantir le respect des engagements dans la durée et dans la transparence

  • Le contrat local de propreté doit s’inscrire dans la durée afin de gagner en efficacité. Les chartes ou les conventions-cadre devront prévoir des indicateurs de résultat et un dispositif de suivi des actions qu’elles comportent. Ces indicateurs et ce suivi seront rendus publics sur le site de MPM.
  •  Un état des lieux de la règlementation en vigueur sera effectué afin de compiler les différents textes applicables et le cas échéant de les actualiser ou de les compléter avec les autorités compétentes.
  •  Une campagne d’information soutenue sera conduite par MPM dans la durée. Des campagnes de sensibilisation devront être organisées sur le thème de la propreté.
  •  La police de la propreté sera élargie avec une possible augmentation du nombre de personnes assermentées susceptibles de verbaliser, une meilleure coopération avec la police municipale et l’utilisation de la vidéo-protection afin de prévenir les incivilités.
  • Les bonnes pratiques seront valorisées avec la mise en place de prix ou de labels (permettant de différencier positivement les administrés ou les commerçants qui ont un comportement citoyen et jouent le jeu de la propreté), de cadeaux voire d’avantages financiers.



mardi 15 juillet 2014

La Chrysalide : Création d'un double-foyer d'accueil et d’hébergement dans le 11ème arrondissement

J’ai eu le très grand plaisir d’apprendre que l’association la Chrysalide est sur le point d’ouvrir deux nouveaux établissements route des Camoins dans le 11ème arrondissement : un foyer d’accueil médicalisé d’une capacité de 32 places ainsi qu’un foyer d’hébergement d’une capacité de 36 places.

Afin de mener à bien ce projet, la Ville de Marseille a été sollicitée pour accorder une garantie d'emprunt qui a été autorisée par le Conseil municipal du 30 juin dernier.

La Chrysalide est une association engagée en faveur d'un meilleur accompagnement des personnes handicapées mentales. Elle offre soutien et accueil à près de 1 300 personnes au sein de ses différents établissements. L’implantation de ces deux nouvelles structures va permettre d’améliorer la vie des personnes handicapées et de leurs familles grâce à une meilleure intégration dans la société.

A travers des projets tels que celui porté par la Chrysalide, notre secteur et plus largement la Ville de Marseille s’impliquent en faveur des personnes souffrant de handicaps. Je ne peux que remercier notre municipalité et souhaiter le succès à ce projet qui permettra de répondre à l’attente de nombreuses familles.

jeudi 10 juillet 2014

Un projet hospitalier exceptionnel pour les 11e et 12e arrondissements

L’excellence marseillaise se confirme dans le domaine de la santé puisque l’hôpital de la Timone et l’hôpital Saint Joseph figurent tous deux dans le classement des 50 meilleurs hôpitaux de France en 2013-2014 (Le Nouvel Observateur).

Afin de poursuivre dans cette voie, la ville de Marseille a autorisé l’implantation d’un nouvel établissement hospitalier de grande qualité, issu de l’union entre l’hôpital privé Beauregard et la clinique Vert Coteau, sur le site de l’ancien collège Louis Armand. Cette structure exceptionnelle que notre secteur a la chance d’accueillir sera l’occasion de centraliser l’offre des soins dans un seul et unique bâtiment dont les habitants des 11ème et 12ème arrondissements seront les premiers bénéficiaires.

Ce nouvel établissement est amené à devenir un pôle de référence dans le domaine hospitalier notamment grâce à :
- 650 lits et places seront disponibles dans toutes les spécialités,
- le nombre de médecin avoisinera les 300 personnes,
- un service d’urgence sera mise en place,
- la constitution d’un pôle de consultations externes.

mardi 8 juillet 2014

Message de soutien à la grande journée de mobilisation et d’action en faveur des Chrétiens d’Irak

Valérie Boyer a demandé la Vice-Présidence du groupe d'études sur les Chrétiens d'Orient et cosigné le message de soutien à la Grande journée de mobilisation et d’action contre la disparition des chrétiens d’Irak à laquelle elle participera ce mardi 8 juillet à 14h devant l’Assemblée nationale : 

Véronique BESSE, député de la Vendée et co-présidente du groupe d’études dédié aux chrétiens d’Orient récemment créé à l’Assemblée nationale, et 26 députés, s’associent à la manifestation organisée par la communauté et l’église assyro-chaldéennes de France ce mardi 8 juillet 2014.

Ils les assurent de leur soutien pour cette grande journée de mobilisation et d’action en faveur des chrétiens d’Irak qui traversent actuellement de terribles épreuves.

En créant ce groupe d’études, la représentation nationale tient à témoigner aux minorités chrétiennes d’Orient du fait que la France ne les oublie pas et honore sa mission historique de protection des chrétiens d’Orient.

Il est temps d’éveiller les esprits sur la situation tragique que ces derniers vivent actuellement. La France et le Gouvernement se doivent de réagir face aux violences et aux persécutions sans nom dont sont victimes ces populations.


mercredi 2 juillet 2014

Question écrite sur l'avenir de la SNCM

Mme Valérie Boyer attire l'attention de M. le secrétaire d'État, auprès de la ministre de l'écologie, du développement durable et de l'énergie, chargé des transports, de la mer et de la pêche, sur la situation dramatique de la SNCM et l'inquiétude grandissante dans laquelle le silence insoutenable du Gouvernement plonge toute la région de Marseille. 
Après des mois d'attente, la réunion finalement obtenue par les syndicats n'a hélas pas permis de rassurer. 
Au cours de la campagne des municipales, le Gouvernement s'était très fortement impliqué aux côtés du candidat du Parti Socialiste à Marseille, en prenant des engagements forts, notamment concernant le renouvellement de la flotte de la SNCM. 
Le besoin de construire de nouveaux navires a été acté en Conseil de Surveillance. Il s'agit de cargos mixtes, embarquant à la fois des passagers et du fret, et qui correspondent parfaitement à l'évolution du marché, notamment aux besoins de la desserte de la Corse, assurée par la SNCM en coopération avec la Méridionale, dans le cadre d'une nouvelle DSP. Si ces cargos doivent être mis en service progressivement, le 1er navire devait être commandé dès le 1er semestre 2014. Une mission concernant le financement de cette opération a été confiée à la Caisse des Dépôts et à la Banque Publique d'Investissement. Pour parachever le tableau, leur construction devait être confiée aux Chantiers Navals STX, situés à Nantes-Saint Nazaire. 
Ces promesses de campagne n'ont hélas pas été concrétisées. 
Tout juste élu Président de la Communauté Urbaine, le Député Guy Teissier a pris l'initiative de fédérer l'ensemble des parlementaires de Marseille, toutes tendances politiques confondues, dans une démarche auprès du Président de la République et du Premier Ministre. 
Malgré plusieurs relances, la réponse se fait toujours attendre. Or, l'activité de la SNCM pèse très lourdement dans l'économie du 1er Port de France. Au-delà des 2 600 emplois de la Compagnie, c'est tout un tissu de PME qui se trouve fragilisé : entreprises de manutention, services aux navires, chantiers de réparation navale, sous-traitants, le Grand Port Maritime lui-même… Tous sont lourdement affectés par les difficultés de la SNCM. 
A l'heure où l'Etat s'implique très fortement dans le dossier ALSTOM, à l'heure où est envisagée une entrée au capital de la Société ECOMOUV pour gérer la taxe sur les poids lourds, qui pourrait comprendre que ce même Etat ne joue pas un rôle actif pour sauver la SNCM dont il est le 2ème actionnaire, avec 25 % du capital ! 
Même si ce n'est pas le candidat du Gouvernement qui a été choisi par les Marseillais, la faillite de la SNCM n'est pas envisageable. 
Madame Valérie Boyer demande donc à Monsieur le Secrétaire d'Etat, quand l'Etat tiendra-t-il les engagements pris, afin de permettre à la SNCM de vivre et de se développer.