mardi 31 mars 2015

Réaction de Valérie Boyer sur les élections départementales

Ce Dimanche 29 Mars 2015, les électeurs ont adressé un message fort à François Hollande et à son 1er Ministre, Manuel Valls.

En effet, en votant majoritairement pour les candidats UMP-UDI, les français ont manifesté leur volonté de changement au niveau national et dans l’ensemble des départements.

Malheureusement, le 1er Ministre a déjà précisé que son Gouvernement ne changera pas son cap. Une fois encore, la Gauche est dans un déni de réalité ! En adoptant cette attitude, Manuel Valls méprise les milliers d’électeurs qui ont voté pour nos candidats et sanctionné le parti socialiste.

Cette large victoire, nous oblige, dès aujourd’hui à mettre en œuvre nos engagements afin de gagner une confiance plus large des français.

Dans les Bouches-du-Rhône, les électeurs ont décidé de mettre fin à des années de clientélisme et au système guériniste, en accordant la majorité absolue à Martine Vassal, notre chef de file.

Plus que jamais, je souhaite remercier les françaises et les français qui nous ont apporté à nouveau leur confiance, ainsi qu’à tous les candidats.


Dans notre département, l’alternance est également en marche !

vendredi 27 mars 2015

Communiqué : Valérie Boyer dépose plusieurs amendements sur l’extrême maigreur

Ce mardi 31 Mars, le projet de loi Santé sera débattu en séance, à l’Assemblée Nationale.

A ce titre, j’ai déposé plus de 60 amendements visant à moderniser notre système de santé, à mettre fin à la volonté du gouvernement de généraliser le tiers payant, à rétablir le délai de réflexion de 7 jours pour l’Interruption Volontaire de Grossesse mais surtout à lutter contre l’incitation à l’extrême maigreur.

Les conséquences de ce trouble alimentaire peuvent être fatales. En effet, le taux de mortalité est évalué à 5,6 % à dix ans et dépasserait 20 % dans les études effectuées sur des périodes plus longues. Certaines études ont également démontré un lien fort entre anorexie et suicide – le risque de décéder par suicide est multiplié par 22 en cas d’anorexie mentale. Le suicide représente près de la moitié des causes de décès dans certaines études.

Contrôler son corps, son image, sa vie c’est ce qui anime la jeune femme qui souffre d’anorexie.

On sait que l’image du corps, telle que véhiculée par certains médias, peut jouer un rôle très néfaste, de même que la valorisation à outrance d’une image filiforme de la femme. À cet égard, on ne peut que s’alarmer de la maigreur excessive de certains mannequins qui défilent sur les podiums.

Ainsi j’ai déposé trois amendements cosignés par plusieurs de mes collègues afin, notamment, de sanctionner pénalement l’incitation à la maigreur excessive et à considérer ce trouble du comportement alimentaire comme un facteur de risque important pour la santé du salarié mannequin.

Enfin, comme je l’avais souhaité dès 2009, je souhaite qu’une mention soit apportée sur toutes les photographies retouchées.


S’opposer c’est proposer !

mercredi 25 mars 2015

Réunion autour du Ministre des Affaires Etrangères sur les Chrétiens d'Orient



Valérie Boyer était ce mercredi 25 Mars 2015, aux côtés de nombreuses personnalités autour du Ministre des Affaires Étrangères pour une réunion sur les Chrétiens d'Orient.

Lorsqu'il s'agit de préserver les Droits de l'Homme, lorsqu'il s'agit de protéger la vie humaine, il n'y a pas de Droite ou de Gauche, mais des hommes et des femmes rassemblés pour venir en aide à ces populations.

Elle a demandé une action urgente de la France pour les Chrétiens d'Orient et les minorités avant de rappeler, en présence de leur président, Patrick KARAM, que la Coordination Chrétiens d'Orient en Danger avait saisi la Cour Pénale Internationale.

Cette barbarie ne doit pas faire face à la passivité de la communauté internationale.


Ne soyons pas les complices silencieux de ces milliers de crimes et agissons ! La France doit faire entendre sa voix après des mois de silence !




mardi 24 mars 2015

Discours de Valérie Boyer à l’occasion de la plantation des arbres avec la Croix Bleue des Arméniens de France

Madame la Présidente de la Croix Bleue des Arméniens de France, Béatrice ANANIAN,
Monsieur le Vice-Consul d’Arménie, Samvel LALAYAN
Messieurs les représentants du CCAF,
Mesdames et messieurs,
Mes très chers amis,

"Qui se souvient encore de l’extermination des Arméniens ?". Quand Adolf Hitler prononce cette phrase le 22 août 1939 à Berlin dix jours avant l'invasion de la Pologne par la Wermacht du 1er septembre 1939, devant les commandants en chefs de l'Armée du 3ème Reich, la  phrase est lourde de sens et de sous-entendus : elle encourage les exactions, les massacres que vont connaître les peuples européens.

Elle est forte d'une certitude : l'histoire oubliera !

La preuve en huit mots que le génocide arménien organisé et exécuté vingt-quatre années plus tôt par le gouvernement "Jeunes-Turcs" servira d'exemple sinon de modèle à Hitler quand avec les dignitaires nazis, il planifiera la solution finale, le 20 janvier 1942, à la Conférence de Wannsee.
A l’heure où nous nous apprêtons à commémorer le centenaire du génocide arménien, aucune loi ne permet encore en France de réprimer le négationnisme des génocides et crimes contre l’humanité, à l’exception de la Shoah.
Alors que deux génocides sont reconnus officiellement par la France, la Shoah et le Génocide arménien de 1915 (reconnu par la loi du 29 janvier 2001), seule la négation de la Shoah est à ce jour sanctionnée par la loi Gayssot, instaurant ainsi une concurrence des mémoires. Cette situation injuste doit cesser, tant pour la pénalisation de la négation du génocide de 1915 que pour celle des autres génocides que la France souhaitera reconnaître.
Comme vous le savez, l’actualité démontre une fois de plus l’urgence de l’adoption d’une loi pénalisant le négationnisme des génocides et crimes contre l’humanité. Les persécutions contre les Chrétiens d’Orient, particulièrement tragiques et choquantes en Irak notamment, rappellent à nos mémoires le souvenir douloureux du génocide des Arméniens, près de cent ans après les faits.
J’avais déjà en 2011 proposé un texte de loi s'inspirant du droit communautaire sur la lutte contre le racisme et la répression des génocides reconnus par la loi Française dont le génocide arménien. Cette proposition de loi avait été adoptée par tous les groupes de l'Assemblée nationale comme du Sénat le 23 janvier 2012. Malheureusement, elle a fait l’objet d’une censure du Conseil Constitutionnel, au motif que le négationnisme relevait de la liberté d'expression, mettant fin à cette tentative de pénalisation du négationnisme.

Pourtant, l’opportunité de réprimer le négationnisme de tous les génocides et crimes contre l’humanité fait écho à une actualité brûlante, dans le contexte des persécutions contre les Chrétiens d’Orient en Irak notamment, qualifiées par Ban Ki-Moon de crimes contre l’humanité.
Il s'avère nécessaire et urgent de légiférer afin de proposer une nouvelle qualification du négationnisme. Je me suis ainsi appliquée à travailler à la rédaction d’une version alternative et innovante, fruit de la réflexion que j’ai menée avec d’éminents juristes pénalistes. C'est pourquoi je propose que le négationnisme ne soit plus considéré par la loi comme un simple abus de la liberté d’expression mais comme un délit contre l’humanité.
Ceci présente un double avantage : sortir de l'impasse juridique opposée par le Conseil Constitutionnel sur la liberté d'expression et protéger tous les génocides reconnus par notre droit.
C’est donc un dispositif législatif enrichi que j’ai proposé à cosignature à mes collègues députés, une loi apolitique visant l’intérêt général, qui s’affranchit des considérations partisanes. Ce texte a vocation à l’universalité car il protège tous les génocides reconnus par la loi française et s’inscrit dans le respect des Droits de l’Homme. Cette loi est disponible sur le site de l’Assemblée nationale et je souhaite que son examen intervienne prochainement car cette cause me tient particulièrement à cœur mais elle est surtout indispensable à notre engagement et notre droit.
C'est dans cet objectif que nous travaillons en complémentarité avec le CCAF et l’ensemble des associations arméniennes.
Notre volonté à tous c'est de faire de 2015 une année Capitale pour l'Arménie et les Arméniens,
Capitale pour la mémoire du peuple arménien qui a tant souffert,
Capitale pour la reconnaissance de ce combat que vous menez depuis 100 ans.
Ce combat nous rassemble tous autour des valeurs de tolérance, de fraternité et quelles que soient nos convictions, c'est ensemble que nous allons réussir, en additionnant nos forces.
Car ce qui nous uni est plus fort que ce qui nous divise.
C'est en vertu de ce principe, auquel nous adhérons tous ici, que Jean-Claude GAUDIN a souhaité que 2015 soit à Marseille et sur l'ensemble du territoire : Une Année de recueillement, de mémoire, de culture et d'échange pour la communauté arménienne.
Tout au long de cette année, c’est donc un immense appel de notre territoire à la reconnaissance du génocide arménien qui est lancé.
Dans ce cadre, de nombreux événements culturels ont déjà eu lieu et prolifèreront tout au long de l’année. 
Sur les 11ème et 12ème arrondissements, j’ai tenu à mettre en lumière, en lien avec Monique Cordier, Adjointe au Maire déléguée aux espaces verts, et sensible tout comme moi à la cause Arménienne, un projet de plantation d’une centaine d’arbre autour du monument du génocide. Cette plantation, issue d’un partenariat entre la Mairie des 11ème et 12ème arrondissements et l’association de la Croix Bleue des Arméniens de France représente un acte symbolique fort de cette année de commémoration.
En effet, dans toute la France, la Croix-Bleue des Arméniens de France a sollicité des villes afin d’organiser avec elles la plantation d’Arbres du Souvenir dédiée aux femmes arméniennes, qui pendant et après le génocide, ont lutté pour survivre et transmettre la vie et la mémoire.
Ainsi, 100 arbres amandiers et grenadiers seront plantés autour de ce lieu symbolique tout au long de l’année 2015.
Un arbre représente une vie, celle perdue lors des déportations où périrent 1.5 millions d’arméniens, celle que de nombreux réfugiés ont tenté de recréer après avoir été accueilli dès 1922 à Marseille, celle des survivants et de leurs descendants qui aujourd’hui sont estimés à près de 80 000 habitants dans l’agglomération marseillaise.
Nous souhaitons que cette plantation soit l’occasion pour de nombreux marseillais, qu’ils soient d’origine arménienne ou non, de partager cet évènement solennel.
Cet espace deviendra un « Parc du Souvenir », qui engage la communauté arménienne mais également la municipalité à prendre soin des arbres plantés lors de cette cérémonie.
Le projet de création du Parc du Souvenir sera complété à l'automne 2015 avec une deuxième phase de plantation qui portera à 100 le nombre total d'arbres. Cette deuxième phase sera financée grâce aux dons des particuliers et entreprises.
L’Histoire, surtout lorsqu’il s’agit d’un crime contre l’humanité ne doit jamais être oubliée.

Que 2015 soit l'année de la justice, de la mémoire et de l'espérance !

lundi 23 mars 2015

Plantation des arbres autour du génocide arménien




Sur les 11ème et 12ème arrondissements de Marseille, j’ai tenu à mettre en lumière un projet qui se concrétise ce samedi 21 Mars 2015, de plantation d’une centaine d’arbre autour du monument du génocide. Cette plantation, issue d’un partenariat entre la Mairie des 11ème et 12ème arrondissements et l’association de la Croix Bleue des Arméniens de France représente un acte symbolique fort de cette année de commémoration.

Ainsi, 100 arbres amandiers et grenadiers seront plantés autour du mémorial du génocide arménien, tout au long de l’année 2015.

Un arbre représente une vie, celle perdue lors des déportations où périrent 1.5 millions d’arméniens, celle que de nombreux réfugiés ont tenté de recréer après avoir été accueilli dès 1922 à Marseille, celle des survivants et de leurs descendants qui aujourd’hui sont estimés à près de 80 000 habitants dans l’agglomération marseillaise.

Cet espace deviendra un « Parc du Souvenir », qui engage la communauté arménienne mais également la municipalité à prendre soin des arbres plantés lors de cette cérémonie.


Le projet de création du Parc du Souvenir sera complété à l'automne 2015 avec une deuxième phase de plantation qui portera à 100 le nombre total d'arbres. Cette deuxième phase sera financée grâce aux dons des particuliers et entreprises.

L’Histoire, surtout lorsqu’il s’agit d’un crime contre l’humanité ne doit jamais être oubliée.

Par conséquent, s'avère nécessaire et urgent de légiférer afin de proposer une nouvelle qualification du négationnisme. J’ai ainsi déposé à l’Assemblée Nationale, une nouvelle proposition de loi, fruit de la réflexion que j’ai menée avec d’éminents juristes pénalistes. C'est pourquoi je propose que le négationnisme ne soit plus considéré par la loi comme un simple abus de la liberté d’expression mais comme un délit contre l’humanité.


Que 2015 soit l'année de la justice, de la mémoire et de l'espérance !






vendredi 20 mars 2015

Tribune de Valérie Boyer "Marseille et les Mensonge du Gouvernement" (Valeurs Actuelles, Mars 2015)


Lancement de l'exposition autour de l'exil des Arméniens : "100 portraits de l'exil"



Valérie Boyer, avec le Sénateur Maire de Marseille et de nombreux élus, était ce jeudi 19 Mars, au Musée d’Histoire de Marseille à l’occasion du lancement de l’exposition « 100 portraits de l’exil, la quête d’identité des réfugiés arméniens ».

Dès 1915, de nombreux arméniens sont venus se réfugier à Marseille. Ces anonymes ont contribué à l’Histoire de notre ville.


Cette année, de nombreux événements contribueront à rendre hommage aux victimes de ce génocide du XXe siècle à l'occasion du centenaire. Ce crime appartient au passé mais en aucun cas nous devons l’oublier, ou pire encore, le nier.




mardi 17 mars 2015

Nous ne pouvons ignorer la souffrance de certains patients

Ce Mardi 17 Mars 2015, j’ai fait le choix de voter POUR la loi Claeys / Leonetti sur la fin de vie.

Même si la loi de 2005 de mon collègue Jean LEONETTI était satisfaisante, aujourd’hui la décision appartiendra aussi au malade. En effet, lorsque le malade est en fin de vie, qu'il souffre, et ce malgré les traitements mis en place, il aura désormais le droit dans notre pays de dormir pour ne pas souffrir avant de mourir. C'était possible auparavant mais ça ne se faisait pas toujours, ce texte apporte des clarifications. 

L’ensemble de ces questions éthiques ont été traitées dans un esprit de rassemblement et nous avons rejeté les amendements autorisant l’euthanasie active ou pire encore le suicide assisté. Dans les grands pays démocratiques : on ne donne pas la mort, les médecins ne sont pas faits pour ça et ne voulaient en aucun cas que leur relation  avec les malades soit altérée.

Je rappelle qu’en Belgique il y a plus d'euthanasies clandestines que d'euthanasies légales et que la Cour Européenne des Droits de l'Homme a alerté la Suisse sur son taux de suicide. Il était hors de question que je vote un texte qui laissait planer le doute sur l'introduction de l'euthanasie ou du suicide assisté. Quand nous sommes CONTRE la peine de mort, comment pouvons-nous être POUR la mise à mort d’un patient ?

Le texte législatif voté contient les gardes fous nécessaires pour éviter toute dévire. La médecine doit soigner mais ne pouvons ignorer la souffrance de certains patients.


En France, presque 80 % des français ne peuvent pas avoir accès à des soins palliatifs en fin de vie. Il existe donc une véritable inégalité sur notre territoire. Ce manque d’accès aux soins palliatifs ne peut plus perdurer, un plan soins palliatifs ambitieux doit être mis en place

Intervention de Valérie Boyer au JT de France 2

Valérie Boyer vous invite à la commémoration du centenaire du génocide arménien

Comme vous le savez, je me suis engagée très tôt, tant au niveau national, que local pour la reconnaissance du génocide arménien. L’année 2015 marque à la fois les vingt-cinq ans de la loi Gayssot et les cent ans du génocide des Arméniens. Vingt-cinq ans de lutte contre le négationnisme en France et cent ans de déni du premier génocide du XXème siècle. C’est pourquoi, avec mon soutien, de nombreuses commémorations se dérouleront sur le secteur. Aussi j’ai le plaisir de vous inviter à deux évènements importants :

  • Jeudi 19 mars à partir de 19h30 au Château de la Buzine : Film-Conférence «1915-2015 : L'Everest pour la Mémoire »
A l'occasion du centième anniversaire du génocide des Arméniens, le sportif de l'extrême Ara Khatchadourian se lancera dans l'ascension de l'Everest, un exploit sportif d'une part, et un message universel de Mémoire et de Paix d'autre part.
Le départ est prévu en Mars 2015 vers le Tibet et le retour en Juin 2015.

Une soirée caritative au Château de la Buzine permettra de lever des fonds pour financer le coût d'un projet aussi ambitieux.
Organisée par le Lion's Club Marseille Massilia, le Rotary Club Marseille St Barnabé, l'association Courir pour la mémoire et la Mairie du 6ème secteur, cette soirée se déroulera de la manière suivante :


- 19h30 : Cocktail offert par la Mairie du 6ème secteur
- 20h30 : Discours des partenaires
- 21h : Projection du Film promotionnel
- 21h30 : Conférence


  • Samedi 21 mars à 11 heures au mémorial du génocide arménien : Plantation d'arbres du Souvenir
Avec mon soutien, la Croix Bleue des Arméniens de France va pouvoir organiser une plantation d’Arbres du Souvenir dédiée aux femmes arméniennes, qui pendant et après le génocide, ont lutté pour survivre et transmettre la vie et la mémoire.
100 arbres amandiers et grenadiers seront plantés en deux phases (une en mars et une à l'automne) autour du mémorial du génocide des Arméniens (avenue 24 Avril 1915, 13012 MARSEILLE)
Un arbre représente une vie, celle perdue lors des déportations où périrent 1.5 millions d’arméniens, celle que de nombreux réfugiés ont tenté de recréer après avoir été accueilli dès 1922 à Marseille, celle des survivants et de leurs descendants qui aujourd’hui sont estimés à près de 80000 habitants dans l’agglomération marseillaise.
Cet espace deviendra un « Parc du Souvenir », qui engage la communauté arménienne mais également la municipalité à prendre soin des arbres plantés lors de cette cérémonie.

- 10h30 : Rassemblement devant le mémorial du génocide des Arméniens
- 11 h : Discours 
- 11h45 : Plantation des arbres
- 12h : Dévoilement et bénédiction de la stèle





lundi 16 mars 2015

Le député socialiste Olivier VERAN dépose deux amendements sur l'anorexie

Nous apprenons ce lundi 16 mars 2015, que le député PS de l’Isère Olivier Véran a déposé deux amendements visant à lutter contre la dénutrition des mannequins et l’apologie de l’anorexie.

Je tiens à rappeler aux socialistes que j’avais déposé le 3 avril 2008, une proposition de loi (N° 781) sur ce thème, qui avait été votée par l’Assemblée Nationale mais, malheureusement, jamais par le Sénat majoritairement de gauche, à cette époque. Je suis particulièrement surprise de voir les socialistes se mobiliser, 7 ans après mon texte. Surprise, car Jean-Marie LE GUEN, actuellement 

Secrétaire d'État chargé des Relations avec le Parlement, considérait que ma proposition de loi participait « à l’inflation législative » et que « nous disposions déjà des instruments nécessaires pour mener une politique de santé publique plus intense et plus efficace pour lutter contre l’anorexie mentale » et estimait que nous étions « à côté de la plaque », selon ses propres mots.


Alors que cette maladie touche en France, entre 30 et 40 000 personnes, essentiellement des adolescents, pourquoi ne pas avoir soutenu ma proposition de loi en 2008 sur ce sujet si important ? 

Réaction de Valérie Boyer sur la manifestation des professionnels de santé

Alors que les médecins cherchent une nouvelle fois à se faire entendre, en manifestant contre la généralisation du tiers payant, je souhaite leurs apporter tout mon soutien.

Avec cette généralisation, la Ministre de la Santé Marisol Touraine cherche à imposer une loi idéologique rejetée massivement par les professionnels.

Ne nous leurrons pas, la généralisation du tiers payant mettra fin à la médecine libérale française !

Cette généralisation du tiers payant, placera le médecin sous le contrôle total de l’Assurance Maladie alors même que de nombreux médecins n’ont pas de secrétariat pour s’occuper du tiers payant. En effet, avec cette réforme, le médecin sera contraint de vérifier des droits de chaque patient, de rechercher l’adresse des payeurs parmi 86 opérateurs de l’assurance maladie obligatoire et 682 organismes complémentaires. Enfin, le médecin devra vérifier dans ses comptes la bonne réception des règlements.

Faire de cette généralisation une priorité alors que des réformes plus urgentes sont nécessaires, est irresponsable. Contrairement aux idées reçues, la situation du médecin se dégrade d’année en année. 

La baisse démographique de la profession et très préoccupantes (-1822 médecins en médecine générale depuis 2005) tout comme le manque d’enseignants à l’université (un enseignement pour 100 internes en médecine générale).

Afin de préserver la médecine française et de mettre fin à cette généralisation du tiers payant, j'ai d'ores et déjà déposé plusieurs amendements.

La modernisation de notre système de santé ne pourra se faire sans les professionnels !




lundi 9 mars 2015

Tribune de Valérie Boyer sur la Journée Internationale des Droits des Femmes

En  ce 8 mars 2015, Journée Internationale des Droits de la Femme, l’heure est à la régression du statut des femmes dans notre pays.

En réformant les rythmes scolaires, en alourdissant le recours à l’emploi à domicile, en supprimant la défiscalisation des heures supplémentaires, en promettant des créations de places en crèches (alors même que leur coût pèse sur les communes et la CAF), en réduisant le quotient familial; le gouvernement français multiplie les attaques à l’encontre des familles mais surtout des femmes qui travaillent. La France, pays des Lumières, n’est pas à l’abri d’une régression accélérée pour les femmes ! Mais ne nous contentons pas d’être fataliste, inventons et incarnons le féminisme du XXIe siècle afin que le combat de nos mères ne soit pas vain pour nous-même et nos filles comme nos fils.

Depuis plus de trois siècles, des femmes se sont battues pour leur émancipation. Elles ont lutté pour obtenir les mêmes droits que les hommes. Même Molière, en 1663, dans « l’école des Femmes » évoquait la condition féminine. Sa tirade satyrique d’Arnolphe à sa pupille Agnès, est éloquente :

« Votre sexe n’est là que pour la dépendance :
Du côté de la barbe est la toute-puissance.
Bien qu’on soit deux moitiés de la société,
Ces deux moitiés pourtant n’ont point d’égalité :
L’une est moitié suprême et l’autre subalterne ;
L’une est toute soumise à l’autre qui gouverne ;… »

Après des années de non-droit, les femmes du XXe siècle ont obtenu des victoires importantes : l’obtention du droit de vote en 1944, le droit des femmes mariées à exercer une profession sans l’autorisation de leur mari en 1965, la loi Veil de 1975 sur l’Interruption Volontaire de Grossesse dont nous avons commémoré les 40 ans ou encore la loi Copé-Zimmermann de 2011 relative à la parité[1] dans les conseils d’administration. Pourtant, malgré ces évolutions, nous constatons aujourd’hui en France, une discrimination qui perdure. Celle de l’égalité salariale entre les hommes et les femmes.

En 2015, les écarts de rémunération peuvent atteindre 9% à 15%. De manière globale, les femmes gagnent 27% de moins que les hommes.
D’ailleurs, il a été calculé que pour parvenir au même salaire, les femmes devraient travailler 3 mois de plus par an. Cet écart de salaire varie en fonction de l’âge des femmes, notamment chez les cadres, comme le démontre une étude récente de l’APEC[2], passant de 4,2 % chez les moins de 30 ans à 12,5 % chez les cadres de plus de 50 ans. Ces inégalités salariales provoquent mécaniquement des retraites bien moindre pour les femmes.
En juillet 2014, dans son premier avis, le Comité de suivi des retraites s’est penché sur les inégalités entre hommes et femmes au moment de la retraite. Nous constatons que les pensions versées aux femmes restent inférieures à celles que touchent les hommes : l’écart est de 42 % si on ne tient compte que des droits directs, et de 29 % si on inclut les droits dérivés (pensions de réversion, notamment).
C’est pourquoi, aujourd’hui, pour garantir une stricte égalité Homme / Femme dans le monde du travail, la France doit franchir trois étapes importantes.
La première est l’abolition des préjugés. En effet, les attitudes traditionnelles faisant de la femme un objet de soumission ou lui assignant un rôle stéréotypé, perpétuent l’usage des préjugés. Afin de franchir cette étape, notre société doit stopper la mise en exergue de l’assujettissement des femmes. Nous nous refusons de croire que, comme le disait Albert Einstein : « Il est plus facile de désintégrer un atome qu’un préjugé ».        

La deuxième, c’est la revalorisation des emplois à prédominance féminine. Nous avons pu constater que les caractéristiques du travail industriel féminisé étaient proches des tâches ménagères. Dans ce cadre, la femme est soumise à des tâches répétitives, courtes, à faible mobilité et à faible responsabilité. La non reconnaissance de la qualification des femmes, engendre alors la sous-valorisation des emplois qu’elles occupent, ce qui explique la différence de rémunération. Pour régler ces inégalités salariales, nous devons raisonner en « valeur travail » et non en terme d’emploi. A valeur égale, salaire égal ! Pour acquérir cette égalité, les femmes, davantage diplômées[3], ont conquis petit à petit les professions à hautes responsabilités dont elles étaient jusqu’à présent privées, en raison de leur situation familiale.

La place de la maternité dans le parcours professionnel des femmes est désormais l’enjeu majeur que doit relever notre société. Aujourd’hui d'importantes firmes internationales telles que Facebook ou Apple cherchent à faire des femmes, des hommes comme les autres. Ainsi, elles proposent à leurs employées une compensation financière en échange de la congélation de leurs ovocytes afin de repousser leur maternité dans un but professionnel, incitant les femmes à mettre sur “pause” leur horloge biologique. Jusque-là, c’est la société qui s’adaptait à la grossesse des femmes, mais, avec cette proposition, c’est l’entreprise qui décide qui pourra conduire sa grossesse et quand ! Ne confondons pas égalité et égalitarisme. Avec ce type de réflexion, nous atteignons le degré zéro de l’égalité et poussons notre société à considérer la maternité comme un handicap. Ce sentiment peut expliquer que très peu de femmes saisissent la Justice pour réclamer une égalité salariale. Sur l’ensemble des saisines recensées auprès du Défenseur des droits en 2014 sur le travail, seules 3,3 % concernent des plaintes pour discrimination salariale. Mais ceci ne doit pas être une fatalité ! 

Aujourd’hui, alors qu’il existe de nombreuses lois relatives à l’égalité salariale, telle que celle du 23 mars 2006, celles-ci sont encore trop rarement appliquées. C’est pourquoi, nous femmes de l’UMP, nous demandons au Défenseur des Droits, de se saisir de cette question, pour une stricte application de la législation en vigueur. Revendiquons notre fierté d’être femmes, mères, si nous le souhaitons et continuons de considérer, comme le préconisait Simone de Beauvoir, que : « c’est par le travail que la femme a en grande partie franchi la distance qui la séparait du mâle ; c’est le travail qui peut seul  lui garantir une liberté concrète ».

Avec le train de mesures mises en place par le gouvernement, ce sont près de 4 milliards et demi d’euros qui ont été pris directement dans la poche des familles et cela sans compter les hausses massives de taxes et d’impôts en tous genres. Le gouvernement poursuit l’attaque des familles déjà durement ébranlées par la crise, comme si la seule cohérence de sa politique économique est d’attaquer la cellule familiale, alors que nous devons la défendre car elle a prouvé son efficacité et fait partie du socle républicain. A l’heure où la commission Européenne pointe des insuffisances d’économies, la seule réponse du gouvernement est : « Haro sur la famille ! »  

Dans une époque où le chômage, la précarité, la violence sociale et la haine raciale font leur entrée dans toutes les grandes démocraties occidentales, repensons le féminisme !



[1]Plus précisément au moins 40% de femmes dès 2017.
[2]Association Pour l’Emploi des Cadres
[3]Depuis 25 ans, les femmes n’ont cessé de creuser l’écart avec les hommes en matière d’études. En 1984, seulement 19 % des hommes et 20 % des femmes, entrant dans la vie active depuis moins de six ans, possédaient un diplôme de l’enseignement supérieur. En 2008, 37 % des hommes et 51 % des femmes en sont diplômés (dernière étude INSEE).

dimanche 8 mars 2015

Tribune internationale de Valérie Boyer "Repensons le féminisme"

Partout dans le monde, repensons le féminisme !


En ce 8 mars, Journée Internationale des Droits des Femmes, il est important de mobiliser chacun d’entre nous sur la question du statut des femmes dans la société.

Depuis 2008, une soudaine forme de « féminisme » est apparue en France sous les traits du mouvement Femen  et qui depuis ne cesse de faire parler de lui, notamment en raison d'une opacité de ses origines, ses motivations profondes et son financement.

Ce groupe, adepte d'un féminisme radical qu'elles appellent « sextrémisme », emploie les méthodes de la profanation et de la provocation en se promenant seins nus pour créer le buzz.

Ces profanations obscènes de lieux sacrés démontrent l'irrespect de ces femmes pour les croyances intimes des personnes, leur déni de la liberté de conscience et leur goût de la provocation

Si cette « guerre » du féminisme est rendue publique grâce aux médias, de nombreuses combattantes de l’ombre œuvrent au quotidien et souffrent chaque jour de l’ablation de ces droits.

Battante Amina El Filali, 16 ans, morte pour la liberté et dont l’histoire a bouleversé le Maroc. Cette jeune femme qui a préféré mourir libre que de vivre à genoux, contrainte d'épouser l'homme qui l'avait violée donnant suite à de nombreuses manifestations pour faire évoluer la situation des femmes dans le pays.

Battante Momtaz, 16 ans, défigurée par une attaque à l'acide, qui manifeste avec une centaine d'autres Afghanes après le meurtre d'une femme de 22 ans accusée d'adultère. Rassemblées à Kaboul elles réclament la "justice pour les femmes afghanes".

Battante, Malaya Youzafzaï, 17 ans, prix Nobel de la Paix, icone mondiale du combat pour l’Education des filles, quand une fille sur 5 en âge d’être scolarisée est privée d’éducation. « Il est temps de réagir pour que plus jamais nous ne voyons un enfant privé d'éducation. »

Battante, Dana Bakdounis, jeune égyptienne qui a posté sur le réseau social une photo d’elle sans voile pour soutenir le soulèvement des femmes du monde arabe car la Liberté est universelle et que pendant vingt ans, elle n'a pas été autorisée à sentir le vent dans ses cheveux. 

Battante Maryam Marzakhani, iranienne et mathématicienne qui a reçu la médaille Fields en 2014 et qui a affirmé la place des femmes à l’université en Iran : «Je devais sans cesse expliquer qu’en tant que femme, oui j’avais le droit d’entrer à l’université en Iran». 

Battantes, ces femmes Kurdes qui combattent contre l’Etat Islamique et qui ont obtenu la mise en place d’un décret garantissant aux femmes les mêmes droits que les hommes

Aujourd’hui ces femmes doivent être des exemples pour chacun d’entre nous, sans distinction aucune, ni de religion, ni d’origine, ni de couleur mais avec la même volonté de faire reconnaître nos droits.
Dans une époque où le chômage, la précarité, la violence sociale et la haine raciale font leur entrée dans toutes les grandes démocraties occidentales, repensons le féminisme !



mardi 3 mars 2015

Communiqué de Valérie Boyer "Chrétiens d’Orient : Saisine de la Cour Pénale Internationale"

Saisie par la Coordination des Chrétiens d’Orient en Danger, la Cour Pénale Internationale a accepté d’instruire leur plainte pour génocide et crimes contre l’humanité commis par Daesh.

L’Etat islamique de Daesh proclamé en Irak et en Syrie, sème la terreur, provoque la mort d’innocents et pire encore pratique la purification ethnique (exil de milliers de chrétiens, de Kurdes et de Yazidis). Cette barbarie s’abat sur ce qui était jadis le berceau de la civilisation humaine.

Ces actes doivent être considérés comme un crime de génocide au sens de l’article 6 du Statut de Rome et également comme des crimes contre l’humanité, au regard de l’article 7 du même texte.

Cette barbarie ne doit pas faire face à la passivité de la communauté internationale. Ne soyons pas les complices silencieux de ces milliers de crimes contre les Chrétiens !

Malheureusement, nous ne pouvons que regretter l’absence de prise de décisions de l’ONU pour la protection de ces minorités. Avec cette affaire, la Cour Pénale Internationale a une occasion historique de démontrer toute sa légitimité aux yeux du Monde et de rappeler, à chacun, que cette Cour, existe pour protéger les plus faibles !


Cette plainte auprès de la Cour Pénale Internationale doit aboutir ! Aussi, je demande au Président Hollande de faire entendre la voix de la France après des mois de silence !