vendredi 26 juin 2015

Valérie Boyer : "Attentat en Isère : Tolérance zéro contre ces groupes fanatiques !"

Un attentat a été commis ce vendredi 26 juin, dans une usine de gaz en Isère, qui aurait pu faire de très nombreuses victimes.

Malheureusement, cet acte odieux, a ôté la vie à deux personnes, dont une décapitée et a fait deux blessés.

Je tiens à exprimer aujourd’hui toute mon émotion. Cette barbarie nous rappelle que la guerre contre le terrorisme doit également se mener à l’intérieur du territoire de la République et confirme les craintes que nous évoquons depuis décembre 2014, au sein de la Commission d’Enquête sur la surveillance des filières et des individus djihadistes.

La situation est de plus en plus préoccupante. En effet, ce sont près de 470 Français qui seraient partis faire le djihâd, dont 137 femmes et 80 mineurs. 105 d'entre eux auraient trouvé la mort en Syrie ou en Irak, dont huit dans des attentats-suicide et 213 djihadistes sont revenus en France.

Tolérance zéro ! Nous devons agir de façon forte pour faire face à cette menace sans précédent, qui constitue un véritable défi pour nos institutions. La guerre contre le terrorisme exige de dépasser les clivages politiques, et appelle à l’unité nationale.

Éradiquons ces groupes qui cherchent à affaiblir notre Nation et qui s’en prennent aux valeurs fondamentales de la République !


Enfin, je souhaite apporter un hommage particulier au sapeur-pompier isérois, qui a réussi, par son courage, à arrêter le terroriste présumé, sans oublier les forces de l’ordre mobilisées au quotidien pour la sécurité de nos concitoyens.


jeudi 18 juin 2015

Immigration : Cessons d’avoir des vagues de sang en Méditerranée !  

Alors que l’Europe et notamment la France font l’objet d’une pression migratoire importante, notre Gouvernement, a annoncé l’ouverture de 9500 places d’hébergement supplémentaires pour les migrants.

Il y a une véritable urgence sur ce sujet, puisque 230 000 clandestins ont posé le pied sur le sol européen en 2014. La France doit être en tête de ce combat contre les réseaux clandestins, en luttant plus efficacement contre les trafics de migrants, véritables marchands d’esclaves du XXIe siècle, comme je le propose dans ma proposition de loi du 20 mai dernier.

Notre pays ne doit pas oublier ses valeurs humanistes mais le développement des centres d’hébergement inciteront les trafiquants de migrants à renforcer leurs exploitations humaines, sans mettre un terme à ces véritables drames humains. A tous les stades de leur immigration, ces clandestins continuent d’être les victimes des passeurs qui exploitent la misère humaine ! Pourtant, notre Nation et l’Union Européenne n’ont pas à porter la responsabilité de ces arrivées clandestines. 

Les pays d’origines se doivent d’aider leurs ressortissants afin qu’ils continuent de vivre leur vie sur leur terre natale.


A l’heure où nous nous devons de fermer les vannes de cette immigration massive, par ses prises de positions récentes, notre Gouvernement encourage les demandes d’asile et favorise les esclavagistes et le trafic de migrants !

mardi 16 juin 2015

Loi Macron : une loi de bâillonnement et de division !

Le 18 février 2015, face à une Gauche divisée sur le projet de loi Macron, le Gouvernement décide d’utiliser le 49-3 pour mettre fin au débat.

En vue de son examen en seconde lecture, plus de 1000 amendements ont été déposés par les députés. Pour ma part, j’ai notamment déposé un amendement de suppression de l’article 11 QUATER C autorisant l'achat de verres correcteurs sans ordonnance. Cet article remet en cause le dépistage des maladies oculaires et bouleverse l’organisation de la filière visuelle, au détriment de la santé des Français !

Alors que sous le mandat de Nicolas SARKOZY, le 49-3 n’a jamais été utilisé, le Gouvernement VALLS utilise à nouveau cet outil constitutionnel. Ce choix révèle que les fractures qui existent au sein du PS sont toujours présentes. Le mépris pour la démocratie de ce Gouvernement dépasse l’entendement.  Quelle sera la prochaine étape ? La suppression de l’Assemblée Nationale ?

En privant les députés de débat sur ce texte, Manuel Valls sacrifie l’avenir des Français au nom d’une pseudo autorité. Les Français veulent bien d’un coup de force, mais de la force sur les réformes qui s’imposent pour redresser notre Pays !


La loi Macron, sera à jamais considérée comme la loi du bâillonnement et de la division à l’heure où nous avons besoin de rassemblement autour de mesures ambitieuses !

vendredi 12 juin 2015

Nomination au poste de Secrétaire Nationale en charge de la Santé

Ce jeudi 11 juin 2015, Nicolas Sarkozy a nommé 29 binômes de Secrétaires nationaux et a souhaité que je sois, au côté de mon collègue Arnaud ROBINET, en charge des questions de Santé. Je tiens sincèrement à le remercier pour cette marque de confiance.

En tant secrétaire nationale de l’UMP chargée des politiques de santé publique et vice-présidente du groupe Les Républicains à l’Assemblée Nationale, j’ai dès mon premier mandat de députée, fait de la santé des Français une de mes priorités.

C’est pourquoi, en 2009, j’ai tenu à rédiger un rapport d’information sur la santé des femmes et travaillé sur la Charte d’engagement volontaire sur l’image du corps et contre l’anorexie dont j’ai défendu ardemment les prémices à l’Assemblée Nationale sous la précédente mandature en 2008, puis à l’occasion du Projet de Loi santé examiné en mars dernier sur lequel j’ai déposé plus de 80 amendements en commission puis en séance. Toujours dans le cadre des problèmes liés à l’image du corps, j’ai fait de la lutte contre l’obésité une de mes priorités en rédigeant un rapport parlementaire contenant plus de 90 propositions pour vaincre ce fléau.

Ainsi, en tant que membre de la Commission des affaires sociales, je maintiens un lien permanent avec l’ensemble des professionnels de santé et je suis l’auteure de nombreuses propositions de loi qui touchent au domaine de la santé telles que l’encadrement de la publicité pour les produits trop gras, trop sucrés sur les écrans jeunesse, l’autorisation du don d’ovocytes aux centres privés, l’amélioration de la prévention bucco-dentaire, la lutte contre le tourisme de transplantation d’organes et plus récemment la lutte contre le recours à une mère porteuse et bien d’autres sujets.

Je suis de celles et ceux qui pensent que la personne humaine n’est pas une marchandise que l’on peut acheter ou vendre.

Nous devons nous unir et je souhaite écrire, aux côtés de ceux qui partagent nos valeurs, une nouvelle histoire pour que la liberté, l’égalité et la fraternité raisonnent plus que jamais dans notre pays. 


jeudi 11 juin 2015

Lettre ouverte au Président de la République : GPA, stop au double discours !


Dans le cadre de ma proposition de loi visant à lutter contre le recours à une mère porteuse, j'ai souhaité, en lien avec 86 parlementaires, interpeller le Président de la République sur le double discours mené par son Gouvernement.


Monsieur le Président de la République,

     A l’heure où la Cour Européenne des Droits de l’Homme porte atteinte à notre souveraineté nationale en invalidant chaque jour un peu plus les principes fondamentaux de notre Droit français, votre Garde des Sceaux, Madame Taubira, considère désormais la question de l’inscription à l’état civil des enfants nés de mère porteuse comme « un sujet ».

     Un « sujet » qui n’en était pas un pour vous, au moment de la promulgation de la « circulaire Taubira » qui tentait sur le fond non pas de donner un statut à l’enfant né de GPA puisque en réalité il en a déjà un,  mais à constituer une étape vers sa légalisation.

     En effet, les pratiques que vous cautionnez, font de l’enfant à naître une marchandise entre le couple acquéreur et la mère « gestatrice » qui loue son corps pour porter l’objet du contrat.
    
     A travers ce principe, ce sont tous les fondements de l’atteinte à l’intégrité humaine et de la marchandisation du corps qui sont remis en cause. Nous assistons ainsi à un véritable trafic d’êtres humains que nous rejetons.

     Ces enfants ont déjà un statut car leur filiation est établie à l’étranger[1],  et par ces reconnaissances nous validons la fraude des parents acquéreurs qui contournent la loi française sciemment.

     En 2013, des frères et maris de femmes roms enceintes démarchent des couples en mal d'enfants au sein de la communauté des gens du voyage entre Marseille et Ajaccio.

     La police a mis fin à ce trafic.

     Le mercredi 8 avril 2015, à Marseille, se tenait le procès de ces vendeurs et acquéreurs d’enfants nés de GPA sur notre sol. Ainsi, quatre prévenus vendeurs ou intermédiaires ont été condamnés pour traite des êtres humains à des peines allant de dix-huit mois à cinq ans d'emprisonnement ferme ainsi qu’à une interdiction de territoire français de cinq à dix ans. Les couples acheteurs ont quant à eux été condamnés à deux ans de prison avec sursis pour provocation à l’abandon d’un enfant.
     Paradoxalement, le 13 mai dernier, le tribunal de grande instance de Nantes a contraint le procureur de la République de la ville à inscrire sur le livret de famille des parents acquéreurs, les enfants (nés en Inde, en Ukraine et aux Etats-Unis) issus de la Gestation Pour Autrui.

     Une fois encore la GPA entre dans notre pays par la petite porte et avec la complicité hypocrite de votre gouvernement !

     Alors que la justice assimile la GPA à de la traite des êtres humains sur notre territoire, elle ferme les yeux et pire encore elle légalise ce proxénétisme procréatif hors de nos frontières au nom de « l’intérêt supérieur de l’enfant ». Où est la cohérence, où est la justice ?

     Mais quel est l’intérêt supérieur de l’enfant quand celui-ci est considéré comme une vulgaire marchandise ?

     Rappelons-le, le premier ministre, Manuel Valls, tenait le 3 octobre 2014 de fermes déclarations contre la « marchandisation du corps des femmes » aujourd’hui, les actes n’ont pas pris le relais sur les paroles.

     Combien de temps encore, allons-nous tolérer ce double discours qui consiste d’un côté à condamner la GPA, mais de l’autre, à inciter à cette pratique dans les faits en facilitant l’accueil des enfants issus de GPA à l’étranger ?

     Demander l’interdiction d’une pratique tout en étant complice de ses effets est intenable à terme, et dénote d’une volonté délibérée de votre gouvernement de légalisation des mères porteuses à terme ou d’une méconnaissance plate du droit.

     Ainsi nous devons légiférer sur quatre points importants pour interdire la GPA en France :
-          Tout d’abord, le recours à une mère porteuse doit être isolé au sein du code pénal et séparé du pur abandon d'enfant afin d'être érigé en délit spécial ;
-          Ensuite, il est indispensable de prévoir un interdit de la promotion du recours à une mère porteuse ;
-          De ce fait, de la même manière que le code pénal est étendu aux crimes commis hors de France, il doit en être de même pour la GPA fruit d’un véritable tourisme procréatif ;
-          Enfin, la France doit reprendre le rôle par lequel elle a si souvent brillé dans son Histoire en proposant l'adoption d'une convention internationale contre la procréation et la gestation par autrui. Ne soyons pas hypocrites, on ne peut l’interdire en France et le permettre à l’étranger, cela reviendrait à encourager et à valider cet esclavage procréatif ;

     Après les paroles, place aux actes, au nom de la dignité humaine !

     Nous vous prions de croire, Monsieur le Président de la République, en l’expression de notre haute considération.


[1] En effet les enfants nés de GPA acquièrent une double nationalité. Celle du pays dans lequel ils naissent et celle du pays du ou des parents acquéreurs. 


Liste des députés et sénateurs cosignataires : 

ABAD Damien
ABOUD Elie
BAILLY Gérard
BERRIOS Sylvain
BRETON Xavier
BUFFET François-Noël
CHARON Pierre
CHRIST Jean-Louis
CIOTTI Eric
COCHET Philippe
COURTIAL Edouard
COUVE Jean-Michel
DALLOZ Marie-Christine
DAUBRESSE Marc-Philippe
DE LA VERPILLIERE Charles
DE NICOLAY Louis-Jean
DE RAINCOURT Henri
DECOOL Jean-Pierre
DEFLESSELLES Bernard
DESEYNE Chantal
DOLIGE Eric
DOOR Jean-Pierre
DUCHENE Marie-Annick
ESTROSI-SASSONE Dominique
FENECH Georges
FOURNIER Bernard
FOURNIER Jean-Paul
FRASSA Christophe-André
FROMION Yves
FURST Laurent
GIBBS Daniel
GOASGUEN Claude
GOSSELIN Philippe
GOUJON Philippe
GRAND Jean-Pierre
GROMMERCH Anne
GROSSKOST Arlette
GUILLET Jean-Jacques
GUEGOT Françoise
HEINRICH Michel
HETZEL Patrick
KOSCIUSKO-MORIZET Nathalie
LAMBLIN Jacques
LAMOUR Jean-François
LE CALLENNEC Isabelle
LE FUR Marc
LEBOEUF Alain
LELEUX Jean-Pierre
LEMOYNE Jean-Baptiste
LETT Céleste
LEVY Geneviève
LOPEZ Vivette
MANDELLI Didier
MARCANGELI Laurent
MARITON Hervé
MARTIN-LALANDE Patrice
MOUILLER Philippe
NICOLIN Yves
PERRUT Bernard
POISSON Jean-Frédéric
POLETTI Bérengère
PONS Josette
PRIMAS Sophie
QUENTIN Didier
REISS Frédéric
ROHFRITSCH Sophie
SALEN Paul
SOILIHI Abdourahamane
SORDI Michel
SUGUENOT Alain
TARDY Lionel
TAUGOURDEAU Jean-Charles
TEISSIER Guy
TERROT Michel
TIAN Dominique
TROENDLE Catherine
VANNSON François
VASPART Michel
VIALATTE Jean-Sébastien
VITEL Philippe
VOISIN Michel

mardi 9 juin 2015

Communiqué : "Loi sur les gens du voyage : après des années de polémique, place aux actes ! "

Chaque année, comme beaucoup de communes, la ville de Marseille et les 11e et 12e arrondissements, sont confrontés à l’arrivée massive des gens du voyage. La loi du 5 juillet 2000 relative à l’accueil et à l’habitat des gens du voyage, impose aux communes de plus de 5000 habitants de créer des aires d’accueil légales sur leur territoire. Dans ce cadre, pour respecter la loi,  beaucoup de communes ont engagé des investissements lourds, à la charge du contribuable. Pourtant, les exemples d’occupation illicite des terrains privés ou publics sont innombrables et exaspèrent à juste titre les riverains. Récemment encore, le Stade de la Pépinière, à Saint Menet (13011) a été occupé illégalement, après une entrée par infraction.

En étendant toujours plus les droits des gens du voyage et en restreignant sans cesse les moyens d’action des communes, le gouvernement témoigne une fois encore de son laxisme. Il est urgent de réformer cette loi bien trop permissive. C’est pourquoi j’ai  souhaité participer au débat public sur le statut, l’accueil et l’habitat des gens du voyage qui se tient cet après-midi à l’Assemblée Nationale en déposant cinq amendements.

J’ai tout d’abord proposé de doubler les sanctions prévues par le code pénal concernant l’occupation illicite d’un terrain.

Il est aussi nécessaire de faciliter la mise en demeure, qui doit pouvoir intervenir dès lors qu’une atteinte au droit de propriété est constatée.

Cette mise en demeure doit par ailleurs recevoir une application plus rapide. Je recommande donc que le délai d’exécution de cette mesure ne puisse dépasser 24 heures et qu’il soit réduit à un délai de 6 heures lorsque les occupants ont déjà squatté des terrains dans l’année qui s’est écoulée.

Enfin, j’ai proposé de confier à l’Etat la responsabilité du bon ordre pour les grands passages et les grands rassemblements des gens du voyage.

Après des années de polémique, il est plus que temps, aujourd’hui, de mettre fin à ces situations inacceptables en prenant les mesures qui s’imposent ! 


Manifestation à Lyon contre la GPA


J’étais présente, ce lundi 08 juin 2015, avec Sens Commun, la Manif Pour Tous, mon collègue Philippe Cochet (député de Lyon), Anne Lorne (responsable Sens Commun Sud-Est) et près de 1000 Lyonnais, devant le palais de justice de Lyon, pour les soutenir dans leur combat contre la GPA.

Depuis quelques temps, la généralisation de la gestation pour autrui (GPA) s’accélère. La liste des pays l’autorisant est déjà longue : Canada, Afrique du Sud, Argentine, Brésil, Arménie, Corée du Sud, Hong-Kong, Iran, Israël, Thaïlande, Russie, Nouvelle-Zélande, Grèce … et cette liste s’allonge régulièrement.

Les mères porteuses, un marché juteux évalué aujourd’hui à 3 milliards de dollars environ par an, qui profite grassement à de nombreux intermédiaires (agences, avocats, médecins…).
La GPA pose des problèmes humains et moraux évidents : l’éclatement de la filiation, l’exploitation de la vulnérabilité et l’asservissement de la femme, la marchandisation de l’enfant et donc de la vie humaine, la reconnaissance implicite du droit à l’enfant, la fin de la relation parents/enfants avec la reconnaissance d’une fausse parenté dite « sociale », le développement du tourisme de la procréation…

Pour mettre fin à ces dérives, j’ai déposé, le 8 avril 2015, une proposition de loi qui met en exergue 4 points importants pour interdire la GPA en France :

• Le recours à une mère porteuse doit être isolé au sein du code pénal et séparé du pur abandon d'enfant afin d'être érigé en délit spécial.

• Il est indispensable de prévoir un interdit de la promotion du recours à une mère porteuse (incarné par l’article 2 de ma proposition de loi.

• De la même manière que le code pénal permet de passer outre le principe de la double incrimination, notamment pour les crimes, la raison appelle à agir de même pour les cas d’atteinte violente à la dignité de la personne humaine que sont ces gestations et procréations par autrui, fruits d’un véritable tourisme procréatif.


• Enfin, la France doit reprendre le rôle par lequel elle a si souvent brillé dans son histoire en proposant l'adoption d'une convention internationale contre la procréation et la gestation par autrui. Ne soyons pas hypocrites, on ne peut l’interdire en France et le permettre à l’étranger, cela reviendrait à encourager et à valider cet esclavage procréatif.




mercredi 3 juin 2015

Communique : "Du MADE IN Marseille pour préserver le MADE IN France"

Enfin le décret d’application mettant en place les IGP va paraître ! Il devenait en effet urgent que le gouvernement mette en application cette décision qui va permettre de protéger des produits d’exception auxquels nous sommes tous attachés, à l’image du savon de Marseille.

Aussi, j’ai été la première à porter ce débat, avec la volonté de préserver l’authentique savon de Marseille. Cela fait plus de trois ans que je demande la mise en place de ces IGP (Indications Géographiques Protégées), c’est pourquoi j’avais rédigé une proposition de loi qui a été reprise dans le projet de loi sur la consommation du 18 mars 2014. Cette mesure, née de la mobilisation des élus et des savonniers marseillais, assure une protection juridique aux artisans et va aussi constituer une garantie pour les consommateurs. Ce sont ainsi de nombreux emplois locaux qui sont sauvés et  une partie de notre patrimoine artisanal et industriel qui est préservé. J’ai eu à cœur de me battre pour ne pas faire de l’odeur du savon de Marseille un lointain souvenir, pour préserver l’excellence des couteliers de Laguiole ou encore pour ne pas voir disparaître la porcelaine de Limoges.

Je regrette cependant que le gouvernement ait tant attendu pour mettre en place ce dispositif. Pourquoi avoir autant tardé et ne pas s’être saisi de ce problème plus rapidement ? J’avais attiré l’attention de la secrétaire d’Etat à l’Artisanat sur ce problème dès 2013 en envoyant plusieurs courriers, mais celle-ci n’a jamais jugé utile de me répondre.

Aussi, je resterai bien entendu très attentive à la mise en place de ces dispositifs, et continuerai d’être à l’écoute des professionnels concernés, et notamment des savonniers de Marseille.